Pascal Payet activement recherché après son évasion

le 15 juillet 2007 à 09h55 , mis à jour le 16 juillet 2007 à 12h51

Un mandat d'arrêt européen a été lancé lundi contre le braqueur récidiviste toujours introuvable après  son évasion samedi de la maison d'arrêt de Grasse.

L'hélicoptère qui a servi à l'évasion de Pascal Payet de la prison de GrasseL'hélicoptère qui a servi à l'évasion de Pascal Payet de la prison de Grasse © TF1/LCI

Les recherches se poursuivent au niveau régional et national dimanche après l'évasion par hélicoptère de la prison de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, du truand marseillais Pascal Payet, l'un des détenus les plus surveillés de France, placé à l'isolement. Pascal Payet, qui purgeait une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'un convoyeur de fonds, est monté samedi en fin d'après-midi à bord d'un hélicoptère, posé sur le toit de la prison par ses complices. Ce Marseillais de 44 ans n'en est pas à son premier coup : il s'était déjà évadé par hélicoptère de la prison de Luynes en 2001, et a été condamné en janvier dernier à 7 ans de prison pour avoir organisé l'évasion de trois complices en 2003... en hélicoptère toujours.

  • Cinq ans de prison pour le "roi de l'évasion"

    Pascal Payet, spécialiste de l'évasion par hélicoptère, a été condamné vendredi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à cinq ans de prison pour s'être fait la belle le 14 juillet 2007 de la prison de Grasse (Alpes-Maritimes).

    Publié le 08/04/2011 Cinq ans de prison pour le "roi de l'évasion"
  • Retour aux assises pour Pascal Payet, roi de l'évasion héliportée

    Le spécialiste de l'évasion par hélicoptère, Pascal Payet, est jugé à partir de jeudi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour sa spectaculaire sortie de la prison de Grasse en 2007, où il purgeait une peine de trente ans de réclusion.

    Publié le 31/03/2011 Retour aux assises pour Pascal Payet, roi de l'évasion héliportée
Plus d'infos

L'évasion spectaculaire de samedi aura duré en tout et pour tout cinq minutes, a indiqué dimanche l'administration pénitentiaire... Le pilote avait été pris en otage, un peu plus tôt, par quatre complices du truand, à l'aéroport de Cannes-Mandelieu. Ils ont atterri sur le toit d'un local technique de la prison, voisin du quartier d'isolement où se trouvait Payet, ont cheminé une centaine de mètres sur les toitures, ont pénétré dans le quartier d'isolement, où ils ont défoncé une première porte au moyen d'une disqueuse thermique de grande puissance et sont parvenus jusqu'à la cellule de Payet, qu'ils ont également forcée, ils l'ont extrait de sa cellule et sont remontés avec lui à bord de l'hélicoptère, dans lequel l'un des hommes était resté, tenant en respect le pilote. Ce qui avait en outre empêché les gardiens de tirer sur l'hélicoptère et éviter une éventuelle explosion.

Par ailleurs, selon l'Administration pénitentiaire, les complices étaient parfaitement informés : ils sont sont arrivés au début du "service de nuit (...) pile après le départ de la surveillance de jour (...) la 1re ronde n'avait pas encore eu lieu". Et "le risque zéro n'existe pas quand sont employés des moyens de guerre". En tout cas, cinq minutes plus tard, l'engin redécolléait pour aller se poser à Brignoles, dans le Var, où le pilote a été relâché, menotté mais indemne. Les malfaiteurs ont alors fui à pied (lire notre article). L'opération a été menée "par une équipe de professionnels chevronnés", selon l'administration pénitentiaire.  Un mandat d'arrêt européen a été lancé lundi contre le braqueur récidiviste.

Visite de Dati

La ministre de la Justice Rachida Dati s'est rendue dimanche en fin de matinée la maison d'arrêt de Grasse, où elle s'est enquise des circonstances de l'évasion. Elle a demandé un aménagement immédiat des mesures de sécurité dans cet établissement, selon la Chancellerie.

Dès samedi soir, elle a saisi l'inspection des services pénitentiaires, a-t-il souligné. Il s'agit de mener une enquête administrative sur les conditions de l'évasion, parallèlement à "l'enquête judiciaire ouverte sous l'autorité du procureur" de Grasse, a ajouté Guillaume Didier. "Parallèlement, un audit sur la sécurité dans ce type d'établissement sera effectué."

Il ne supportait plus les transferts

"Il y a une catégorie de détenus comme Payet, peut-être 300 ou 400 en France, qui n'ont rien à faire dans les maisons d'arrêt. Ils doivent être dans des établissement ultra-sécurisés avec des personnels spécialement formés", a déclaré Christophe Marquès, secrétaire général de FO-Pénitentiaire, dimanche. Selon lui, les quartiers d'isolement des maisons d'arrêt "ne sont pas adaptés" à l'accueil des détenus jugés dangereux comme Pascal Payet. En outre, l'hélicoptère détourné par ses complices "a pu se poser tranquillement sur le toit (..), l'opération commando était imparable" pour les personnels pénitentiaires, a-t-il estimé.   

Selon le blog de Pascal Payet lancé début 2006 par ses proches, Payet "était transféré tous les deux ou trois mois" (tous les 6 mois, selon son avocat), chose qu'il ne supportait plus, et se trouvait à la prison de Grasse depuis mai. Le blog, qui publie notamment une lettre du détenu de décembre 2005 intitulée "l'épopée de mes transferts", avait été édité après une grève de la faim de Payet, alors emprisonné à Metz, après neuf transferts en trente mois.

(D'après agence)

le 15 juillet 2007 à 09:55
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6 Commentaires

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  • Richard, le 16/07/2007 à 07h38

    Incroyable. heureusement que c était le detenu le mieux surveillé de france. A quoi servent les gardiens de prison, notamment ceux qui se trouvaient dans les locaux où se trouvait le détenu, si ce n 'est à percevoir leur salaire de fonctionnaire !!! Je pense maintenant à ce que va pouvoir encore faire ce malfaiteur à d'autres personnes maintenant qu'il est libre et qu'il va avoir besoin d 'argent pour vivre sa cavale.

  • LEWANDOWSKI, le 15/07/2007 à 19h14

    Il est difficile de s'imaginer pareille évasion sans complicité intérieure ... Il a fallu connaitre les moindres détails des batiments, les rondes des gardiens, et aussi bénéficier de la clémence des vigies qui auraient pu empecher cette évasion, en effet, en cinq minutes on peut réagir ! J'ai honte pour la France et sa justice, aucun autre pays en europe ne connait de telles évasions !

  • Maxime, le 15/07/2007 à 18h54

    Je suis surpris. Je croyais depuis longtemps que tous les établissements étaient équipés de cables ou filets anti-hélicos...

  • CANDIDE NIORT, le 15/07/2007 à 17h37

    Mieux qu'à l'entraînement !C'est même quasiment du travail de spécialistes car vu les détails ,faire tt cela en moins de 5 minutes !Que ne pourraient-ils faire lors d'attaques de fourgons ou de banques ce qui doit faire partie de leurs futurs projets .

  • Michel, le 15/07/2007 à 16h45

    Voila ce qui arrive quant on veut pas faire d amnestie.Toutes nos prisons sont pleines meme au delas de ce qu elles doivent comporter. Comment voulez vous que nos matons puisse surveiller des gents comme celui-ci....

  • Jeanne mariani, le 15/07/2007 à 13h25

    J'espère que le directeur de la prison sera sanctionné et non pas, comme toujours les surveillants

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