L'hélicoptère qui a servi à l'évasion de Pascal Payet de la prison de Grasse © TF1/LCILes recherches se poursuivent au niveau régional et national dimanche après l'évasion par hélicoptère de la prison de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, du truand marseillais Pascal Payet, l'un des détenus les plus surveillés de France, placé à l'isolement. Pascal Payet, qui purgeait une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'un convoyeur de fonds, est monté samedi en fin d'après-midi à bord d'un hélicoptère, posé sur le toit de la prison par ses complices. Ce Marseillais de 44 ans n'en est pas à son premier coup : il s'était déjà évadé par hélicoptère de la prison de Luynes en 2001, et a été condamné en janvier dernier à 7 ans de prison pour avoir organisé l'évasion de trois complices en 2003... en hélicoptère toujours.
Cinq ans de prison pour le "roi de l'évasion"
Pascal Payet, spécialiste de l'évasion par hélicoptère, a été condamné vendredi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à cinq ans de prison pour s'être fait la belle le 14 juillet 2007 de la prison de Grasse (Alpes-Maritimes).
Publié le 08/04/2011
Retour aux assises pour Pascal Payet, roi de l'évasion héliportée
Le spécialiste de l'évasion par hélicoptère, Pascal Payet, est jugé à partir de jeudi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour sa spectaculaire sortie de la prison de Grasse en 2007, où il purgeait une peine de trente ans de réclusion.
Publié le 31/03/2011
L'évasion spectaculaire de samedi aura duré en tout et pour tout cinq minutes, a indiqué dimanche l'administration pénitentiaire... Le pilote avait été pris en otage, un peu plus tôt, par quatre complices du truand, à l'aéroport de Cannes-Mandelieu. Ils ont atterri sur le toit d'un local technique de la prison, voisin du quartier d'isolement où se trouvait Payet, ont cheminé une centaine de mètres sur les toitures, ont pénétré dans le quartier d'isolement, où ils ont défoncé une première porte au moyen d'une disqueuse thermique de grande puissance et sont parvenus jusqu'à la cellule de Payet, qu'ils ont également forcée, ils l'ont extrait de sa cellule et sont remontés avec lui à bord de l'hélicoptère, dans lequel l'un des hommes était resté, tenant en respect le pilote. Ce qui avait en outre empêché les gardiens de tirer sur l'hélicoptère et éviter une éventuelle explosion.
Par ailleurs, selon l'Administration pénitentiaire, les complices étaient parfaitement informés : ils sont sont arrivés au début du "service de nuit (...) pile après le départ de la surveillance de jour (...) la 1re ronde n'avait pas encore eu lieu". Et "le risque zéro n'existe pas quand sont employés des moyens de guerre". En tout cas, cinq minutes plus tard, l'engin redécolléait pour aller se poser à Brignoles, dans le Var, où le pilote a été relâché, menotté mais indemne. Les malfaiteurs ont alors fui à pied (lire notre article). L'opération a été menée "par une équipe de professionnels chevronnés", selon l'administration pénitentiaire. Un mandat d'arrêt européen a été lancé lundi contre le braqueur récidiviste.
Visite de Dati
La ministre de la Justice Rachida Dati s'est rendue dimanche en fin de matinée la maison d'arrêt de Grasse, où elle s'est enquise des circonstances de l'évasion. Elle a demandé un aménagement immédiat des mesures de sécurité dans cet établissement, selon la Chancellerie.
Dès samedi soir, elle a saisi l'inspection des services pénitentiaires, a-t-il souligné. Il s'agit de mener une enquête administrative sur les conditions de l'évasion, parallèlement à "l'enquête judiciaire ouverte sous l'autorité du procureur" de Grasse, a ajouté Guillaume Didier. "Parallèlement, un audit sur la sécurité dans ce type d'établissement sera effectué."
Il ne supportait plus les transferts
"Il y a une catégorie de détenus comme Payet, peut-être 300 ou 400 en France, qui n'ont rien à faire dans les maisons d'arrêt. Ils doivent être dans des établissement ultra-sécurisés avec des personnels spécialement formés", a déclaré Christophe Marquès, secrétaire général de FO-Pénitentiaire, dimanche. Selon lui, les quartiers d'isolement des maisons d'arrêt "ne sont pas adaptés" à l'accueil des détenus jugés dangereux comme Pascal Payet. En outre, l'hélicoptère détourné par ses complices "a pu se poser tranquillement sur le toit (..), l'opération commando était imparable" pour les personnels pénitentiaires, a-t-il estimé.
Selon le blog de Pascal Payet lancé début 2006 par ses proches, Payet "était transféré tous les deux ou trois mois" (tous les 6 mois, selon son avocat), chose qu'il ne supportait plus, et se trouvait à la prison de Grasse depuis mai. Le blog, qui publie notamment une lettre du détenu de décembre 2005 intitulée "l'épopée de mes transferts", avait été édité après une grève de la faim de Payet, alors emprisonné à Metz, après neuf transferts en trente mois.
(D'après agence)
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