Explosion dans une station service de Sotteville, près de Rouen, le 14 juillet 2007 © TF1-LCIUne voiture incendiée volontairement serait à l'origine de l'explosion de bouteilles de gaz qui a détruit une station service tôt samedi à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) sans faire de blessé mais provoquant des dégâts aux alentours, a-t-on appris de source policière. Le feu de la voiture se serait propagé à des palettes et des pneus puis à un stock de bouteilles de gaz de la station service située au coeur du centre-ville, selon les premières conclusions des experts de la police qui ont examiné les vestiges. L'enquête se poursuivait samedi soir pour confirmer cette hypothèse et rechercher les auteurs éventuels de l'incendie du véhicule.
Les explosions des bouteilles se sont succédées peu après 2 heures attisant l'incendie qui a détruit entièrement la station service réduite à l'état de "squelette calciné", selon un photographe de l'AFP. Les cuves de carburants n'ont toutefois pas été touchées. Aux abords de la station-service, trois pavillons ont été endommagés par le feu, des vitres brisées par le souffle des explosions et de nombreux véhicules détruits. Des morceaux de métal provenant de la grille de protection contre le vol des bouteilles de gaz ont été projetées à plusieurs centaines de mètres.
"Comme des bombes"
Le sinistre a causé une vive émotion à Sotteville-lès-Rouen où de nombreux habitants ont été réveillés en pleine nuit par les explosions qui "se succédaient toutes les cinq minutes comme des bombes", selon des témoins. Leur inquiétude s'est nourrie de la hauteur des flammes due à la combustion du gaz et de l'épaisse fumée noire qui se dégageait des lieux du sinistre. Personne n'a été blessé et seul un homme d'une soixantaine d'années, incommodé par la fumée, a été hospitalisé pour un bilan de santé, selon les pompiers.
Une cinquantaine de personnes habitant dans une cité pavillonnaire jouxtant la station ont été évacués dans la nuit par précaution mais ont pu rejoindre pour la plupart vers 5 heures leur domicile. Seuls les occupants des trois pavillons endommagés ont dû être provisoirement relogés. Selon la préfecture de la Seine-Maritime, quelque 70 pompiers équipés de moyens relativement lourds ont été engagés pour combattre ce sinistre et autant de policiers affectés à la sécurisation de la zone. De son côté, le SAMU a mobilisé son unité médico-psychologique, qui a écouté et conseillé les riverains réveillés brutalement par le bruit des explosions.
(D'après agence)
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