Près de vingt clandestins disparus dans un naufrage

le 23 juillet 2007 à 17h48 , mis à jour le 23 juillet 2007 à 18h17

Une barque transportant "de 25 à 37" clandestins en provenance des Comores a fait naufrage dans la nuit de samedi à dimanche au large de Mayotte.

mer océan vague sable plage eau © TF1-LCI

Les témoignages divergent sur le nombre exact de passagers de l'embarcation traditionnelle, qui a fait naufrage au large de Majicavo-Koropa, à l'extérieur du lagon dans le nord de Mayotte. Pour l'heure, la préfecture de l'île française de l'océan Indien a recensé deux morts, dont un enfant décédé au centre hospitalier de Mayotte et huit rescapés.

Le nombre de disparus se situerait entre 15 et 27 personnes. Les recherches, par hélicoptère et par un bâtiment de la PAF (police aux frontières), se poursuivaient lundi après-midi dans la zone de naufrage, a précisé la préfecture.

Des naufrages fréquents
 
Le 8 janvier dernier, le naufrage d'une embarcation de clandestins venant d'Anjouan (Comores), avait fait deux morts et 19 disparus. Quelques mois plus tôt, le 21 septembre, le naufrage d'une barque de Comoriens avait fait un mort et dix disparus. Les naufrages d'embarcations de clandestins comoriens sont fréquents, en dépit des efforts déployés par les autorités françaises pour contrôler l'immigration clandestine. Les clandestins arrivent le plus souvent de l'île d'Anjouan, distante de quelques dizaines de kilomètres de Mayotte. De nombreux habitants des trois îles des Comores tentent de gagner clandestinement Mayotte, île de l'archipel comorien qui a décidé de rester française au moment de l'indépendance en 1975 et où le niveau de vie est beaucoup plus élevé, pour y travailler ou s'y faire soigner.
 
En déplacement vendredi à Mamoudzou, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi avait souligné la nécessité de maîtriser l'immigration clandestine, faisant de cette question l'une des conditions de la départementalisation de Mayotte. La France compte renforcer sa coopération avec la Fédération des Comores "pour aider à son développement et davantage fixer sa population", avait-il promis. En attendant, un nouveau centre de rétention administrative va être construit en 2008 et "le fichier d'entrée et de sortie des étrangers va être associé plus systématiquement au contrôle des empreintes digitales", a annoncé Christian Estrosi. Selon les estimations, les clandestins représentent un tiers de la population de Mayotte, qui compte environ 130.000 habitants.

Avec Agence

le 23 juillet 2007 à 17:48
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1 Commentaires

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  • Bidou, le 23/07/2007 à 18h42

    Est-ce plus important que le problème des polonais à Vizille ? Comment départager et faire un palmarès ?

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