Rasmussen : "Mon chef est fou"

le 26 juillet 2007 à 15h21 , mis à jour le 26 juillet 2007 à 21h44

Le maillot jaune exclu par son équipe pour de forts soupçons de dopage se pose en victime dans une interview publiée par un quotidien danois.

Michael RasmussenMichael Rasmussen © TF1/LCI

Parti d'un Tour qu'il dominait, exclu de son équipe, montré du doigt sans preuve formelle de dopage, le Danois Michael Rasmussen clame son innocence. Et accuse son manager : "Mon chef est fou", proteste-t-il dans une interview au quotidien danois BT. Si Theo de Rooy a choisi de l'exclure de Rabobank, "c'est l'oeuvre d'un homme désespéré au bord de la crise de nerfs", affirme Rasmussen. Et le coureur assure qu'il n'a pas menti sur son emploi du temps comme l'affirme son manager et qu'il était bien au Mexique et non Italie en juin dernier. "Je n'étais pas en Italie, pas du tout. C'est l'histoire d'un homme (Davide Cassani, ndlr) qui pense m'avoir reconnu. Mais il n'y a pas la moindre preuve".

Au bord des larmes, selon BT, Michael Rasmussen se dit un homme "brisé, détruit", qui ne sait rien de son avenir. Un désarroi dont le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad s'était déjà fait l'écho dès mercredi soir : "Ma carrière est ruinée", avait alors déclaré le coureur en apprenant la décision de son équipe, alors qu'il venait de remporter la 16ème étape du Tour au sommet de l'Aubisque. "Je n'ai aucune idée de ce que je vais faire ou de l'endroit où je vais aller".

Des soupçons à l'exclusion

Rasmussen, qui a remporté à deux reprises le maillot à pois de meilleur grimpeur (2005 et 2006) et s'est adjugé quatre étapes au total sur le Tour de France (1 en 2005, 1 en 2006, 2 en 2007), portait les couleurs de l'équipe Rabobank depuis 2003. Le coureur danois avait fait l'objet de plusieurs avertissements pour défaut de localisation à l'occasion de contrôles antidopage inopinés ratés. C'est pour la même raison qu'il a déjà été suspendu de l'équipe nationale danoise.

Mardi encore, lors de la journée de repos, Rabobank avait envoyé son avocat en première ligne pour défendre son coureur vedette devant la presse. La position de l'équipe semblait claire : Rasmussen avait commis des "erreurs administratives" en ne signalant pas à temps ses lieux d'entraînement, mais dans la mesure où les autorités du cyclisme ne l'avaient pas sanctionné, il n'y avait aucune raison de le retirer de la course. Mais les pressions exercées en coulisses par la direction du Tour sur le sponsor, la banque néerlandaise Rabobank, semblent avoir finalement conduit l'équipe à revoir sa position et à écarter Rasmussen.

Bras de fer entre l'UCI et le Tour

Le président de l'UCI (Union cycliste  internationale) Pat McQuaid a vivement répondu jeudi aux propos de la direction  du Tour de France, affirmant que toutes les accusations portées contre lui étaient "complètement fausses". Jeudi matin, Patrice Clerc, patron de la société organisatrice du Tour, avait accusé l'UCI d'avoir violé "l'union sacrée" décrétée contre le dopage, en ne fournissant pas au Tour les éléments en sa possession sur Michael Rasmussen  avant le départ de la course. "Il y a des éléments confidentiels sur chaque coureur et on ne peut pas donner ces éléments comme ça  à chaque organisateur. Et ça inclut ASO (l'organisateur du Tour de France, dont  Patrice Clerc est le président)", a répliqué Pat McQuaid. "A l'UCI, on a donné le droit à Rasmussen de prendre part au Tour, parce qu'au moment du départ du Tour, il n'avait pas violé le règlement. Il avait  manqué deux contrôles inopinés, mais ça ne violait pas le règlement. On l'a donc  averti que la prochaine fois qu'il manquerait un nouveau contrôle, une procédure  disciplinaire serait engagée à son encontre", a-t-il poursuivi. "Nous, nous suivons le règlement dicté par l'AMA (Agence mondiale antidopage), s'est-t-il justifié. Et celui-ci dit qu'il faut manquer trois  contrôles pour être sanctionné".

D'après agence

le 26 juillet 2007 à 15:21
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25 Commentaires

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  • Stom, le 26/07/2007 à 17h38

    Rasmussen : "J'étais en Italie à l'insue de mon plein gré !"

  • PATIN Didier, le 26/07/2007 à 17h36

    Il existe un réglement il suffit de le respecter. A sa décharge il n'aurait jamais du prendre le départ.

  • Riquelme, le 26/07/2007 à 17h29

    Avant je regardais ce tour avec plaisir, déja pour la beauté du paysage et pour le courage de ces hommes, mais maintenant cela me dégoutte, car s'il faut se doper pour gagner, cela n'a pas de mérite, c'est même du vol, tout cela pour l'argent, ces gens là ne devraient plus avoir le droit de faire du sport. N'importe comment maintenant tous les sports sont basés sur l'argent et cela est une honte. on monte sur un pied destale le premier et les autres qui arrivent, ils méritent autant de soutient et d'applaudissement et que l'on arrête de dire que le premier est le patron du tour, n'est ce pas MRS Les journalistes. merci

  • FLORENCE, le 26/07/2007 à 17h26

    Il nous prend pour des imbéciles...évidemment en évitant les contrôles inopinés il ne risque pas d'être contrôlé positif...il a voulu joué, il a perdu, on ne va pas le plaindre quand même..

  • Arthur, le 26/07/2007 à 17h22

    Cest vrai que lexclure simplement sur des rumeurs et aucune prueve cest vraiment limite... ca ressemble vraiment a1 cabale !

  • Danie aiffres, le 26/07/2007 à 17h18

    Du soupçon à la preuve il n'y a qu'un coup de pédale ....

  • Candide niort, le 26/07/2007 à 17h16

    Logique par osmose c'est lui qui se dope et le chef qui devient fou !

  • Yvelines Vernat, le 26/07/2007 à 17h14

    Si son équipe a décidé de l'exclure ce n'est pas sans raison j pense, il est dommage qu'elle n'est pas eu cette réaction avant le tour cela aurait été bien plus franc et honnête le manager ne pouvait pas ignorer que son coureur avait raté les contrôles et c'est là ^ù est k'gtyoicrusue. le tour n'est pour rien dans tout cela bien au contraire le cyclsme est le sport où il y a le plus de contrôle anti dopage le jour ou tous les autres sports en auront autant le scandale éclatera pour eux aussi. N'est il pas temps pourles fédérations qu'elles étrangères ou françaices de réagir là aussi d'une autre façàçon, 2 ans de suspensionb pour dopage ce n'est pas assez les tricheurs doivent totalement disparaître du cyclisme et pour cela il ne faut pas leur donner la possiblité d'intégrer des équipes amateurs ou de retrouver leur place au sein du peloton pro. Le jour ou les fédératins agiront dans ce sens nous croirons plus facilement à leur désir de lutter contre le dopage

  • Christi, le 26/07/2007 à 17h10

    Ca sonne faux tout ça .Plutôt que de gémir , qu'il réponde à l'unique question intéressante : pourquoi a t'il fuit les tests anti dopage s'il avait la conscience tranquille !Sauf a être stupide , c'est un professionnel tout de même qui connait la règlementation et même s'il n'avait pas reçu ses convocations (??) ,il pouvait spontanément en aviser les services adéquates pour ne pas prendre le risque de ne pouvoir prendre le départ du tour. !Et pourquoi a t'il besoin d'un avocat ? Je trouve non seulement normal qu'il soit écarté du tour mais de plus il n'aurait jamais du avoir le droit de prendre le départ , n'ayant pas rempli les conditions de contrôle obligatoires préalablement.C'était déjà une injustice vis à vis des autres coureurs.

  • Georges, le 26/07/2007 à 17h05

    C'est quoi ce tour? Kloden le 5eme obligé de suivre son équipe, Rasmussen jusqu'ici,ce n'est pas prouvé qu'il soit dopé, c'est une campagne de dénigrement qui a obligé la Rabobank à se séparer de son coureur. Rappelez-vous Armstrong et ses drôles de courses dans la montagne... tout le monde disait qu'il avait un moteur à son vélo. Mais il était américain!!!

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