Michael Rasmussen © TF1/LCINouveau coup dur pour l'image du Tour de France. Jeudi, le président de la Fédération danoise de cyclisme, Tom Lund, a annoncé l'exclusion de Michael Rasmussen de l'équipe nationale. Il a toutefois déclaré ne pas soupçonner le coureur de dopage. "Nous constatons simplement qu'il a eu plusieurs avertissements de l'agence antidopage danoise et de l'Union cycliste internationale", a assuré Tom Lund.
Le coureur était pourtant au départ vendredi de l'étape Montpellier-Castres du Tour de France cycliste. Car Christian Prudhomme, directeur de l'épreuve, considère qu'il n'a pas d'éléments suffisants pour demander une sanction. Juste avant le départ, Michael Rasmussen a expliqué vendredi qu'il n'avait "rien fait de mal". Toutefois, vendredi soir, on apprenait par un magazine de vélo américain, qu'il y a 5 ans, Rasmussen aurait demandé à un autre coureur de transporter pour lui des produits dopants.
"C'est un cas parmi d'autres"
Confirmant avoir reçu un avertissement de la part de l'UCI (Union cycliste internationale) à cause de ce qu'il a appelé "une erreur administrative", Rasmussen a estimé vendredi midi qu'il "n'y avait rien de nouveau". "Je suis surpris que cela sorte maintenant. Il faut se poser la question du timing. J'ai admis avoir fait une erreur administrative. J'ai reçu un avertissement de l'UCI".
Un "timing" aussitôt démenti par le président de l'Union cycliste internationale, Pat McQuaid, qui déclaré vendredi que la décision d'exclure Michael Rasmussen n'avait pas été faite "dans le but de discréditer le Tour". Seulement, "la Fédération danoise a appliqué son propre règlement pour décider si Rasmussen pouvait participer ou non aux Championnats du monde" de Stuttgart en septembre, a-t-il affirmé. "Nous (l'UCI) l'avions prévenu que s'il manquait un nouveau test (antidopage), cela serait considéré comme un contrôle positif. Mais il n'y a aucune preuve de dopage", a poursuivi McQuaid. "Nous ne pouvions pas l'empêcher de courir le Tour. C'est une question qui doit être posée à (son équipe) Rabobank".
"C'est une petite histoire, a aussi estimé Rasmussen. Beaucoup de coureurs ont reçu un avertissement semblable. C'est un cas parmi d'autres. C'est disproportionné !" "Je confirme que je n'ai pas subi de test de dopage positif. J'ai été testé hors compétition en juin, les résultats sont négatifs", a-t-il ajouté. "Autant que je sache, j'ai le plein soutien d'ASO (organisateur du Tour, ndlr). Je suis content parce que je n'ai rien fait de mal, ils (ASO) l'ont reconnu", a conclu le coureur de Rabobank.
Bachelot : pas de "motif recevable" pour l'empêcher d'être sur le Tour
La ministre des Sports, Roselyne Bachelot, a pour sa part estimé vendredi qu'il n'y avait à ce jour pas de "motif recevable" pour empêcher la présence du Danois sur le Tour. "Certains pensent qu'il n'aurait pas dû être accepté sur le Tour de France sur ce motif. Mais ce motif n'est pas recevable pour empêcher quelqu'un d'être sur le Tour de France", a déclaré la ministre (voir sa réaction).
"Il (Rasmussen) aurait certainement porté l'affaire devant le Tribunal d'arbitrage du sport et il aurait gagné", a-t-elle assuré, avant d'affirmer son "implication totale pour lutter contre le dopage". "Si une affaire de dopage est révélée sur le Tour, bien entendu elle fera l'objet des sanctions les plus fermes et les plus rudes. Pour l'instant, nous n'en sommes pas là avec Monsieur Rasmussen", a-t-elle conclu.
Un problème de courrier
Jeudi, Theo De Rooij, le manager de l'équipe Rabobank, avait indiqué que l'Union cycliste internationale avait adressé une lettre à l'actuel maillot jaune, lui reprochant de ne pas avoir communiqué son emploi du temps pour les trois derniers mois. Or, cette publication d'emploi du temps est exigée afin que des contrôles antidopage puissent être effectués à tout moment.
Selon la chaîne danoise DR, Michael Rasmussen a affirmé n'avoir reçu qu'une seule convocation, expliquant que celle-ci était arrivée en retard en raison d'un mauvais acheminement du courrier. "Il doit y avoir des gens qui me veulent du mal," a dit le cycliste, cité par le journal Politiken. "J'ai essayé de leur expliquer ce qu'il s'était passé mais ils n'ont pas voulu m'entendre."
Pourtant cette sanction aurait été prise le 21 juin dernier après que Michael Rasmussen a reçu plusieurs avertissements de la part de l'Union cycliste internationale et de l'agence danoise antidopage. Les organisateurs du Tour de France ont refusé de commenter la sanction infligée au coureur, précisant qu'ils attendaient d'en savoir plus. Seule conséquence de cette exclusion pour le moment : le coureur ne pourra pas participer aux championnats du monde prévus en septembre à Stuttgart, ni aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. Deux fois meilleur grimpeur du Tour de France en 2005 et 2006, Michael Rasmussen est actuellement porteur du maillot jaune de leader au classement général de la plus grande course du monde.
Adidas veut se retirer du cyclisme |
L'équipementier allemand Adidas a annoncé vendredi qu'il allait mettre fin à tous ses partenariats dans le cyclisme à cause des derniers scandales de dopage qui touchent le Tour de France, annonce la Süddeutsche Zeitung. Selon le journal allemand, le numéro deux mondial de l'équipement sportif n'attend plus que les résultats du contrôle antidopage de l'échantillon B de l'Allemand Patrick Sinkewitz, coureur de T-Mobile contrôlé positif sur le Tour. Partenaire de l'équipe T-Mobile, où les révélations de dopage se sont succédées depuis plusieurs mois, Adidas est également partenaire officiel de l'équipe de France de cyclisme et de l'équipe d'Allemagne. |
Plus d'infos sur le Tour de France sur Eurosport.fr
(D'après agence)
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