La tuerie de Malakoff était "préméditée"

le 16 juillet 2007 à 21h04 , mis à jour le 16 juillet 2007 à 21h21

Selon le parquet, des éléments "tendent à prouver" que le gendarme qui a tué un adjudant puis ses deux enfants avant de se suicider, avait préparé son acte fou.

Le gendarme aurait utilisé son pistolet personnel/LCILe gendarme aurait utilisé son pistolet personnel © LCI

Le gendarme qui a tué par balles un adjudant  puis ses deux enfants avant de se suicider vendredi à Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, aurait préparé ses crimes. "Des éléments retrouvés tendent à prouver que c'était prémédité", a précisé le parquet de Nanterre, en charge de l'enquête pour déterminer les circonstances du drame. Vendredi, aux alentours de 12h, le gendarme a commencé par tirer sur l'adjudant, dans le hall de leur immeuble. Il est ensuite monté dans son  appartement, où il a tué ses deux enfants.    
 
Des gendarmes ont accouru, alertés par les premiers tirs, et ont assisté au  suicide du gendarme, a-t-on précisé de source proche de l'enquête, en précisant  qu'une pathologie "psychiatrique" pourrait expliquer ces meurtres. Les autopsies des quatre corps, pratiquées samedi et dimanche, sont  achevées, et montrent que l'adjudant a reçu cinq impacts de balle, de même que  chacun des enfants, selon le parquet. L'arme utilisée était "un revolver de famille", dont on ne sait comment il a  pu se le procurer, a-t-on ajouté de même source.

"inimités" dans la caserne

L'adjudant, muté dans cette caserne fin août-début septembre 2006, avait des  tâches d'organisation et gérait notamment l'emploi du temps du second, lui-même conducteur. Selon l'avocat de sa famille, Me David Dassa-Le Deist, il s'était attiré des  "inimités" dans la caserne, pour avoir tenté d'y mettre de l'ordre alors que les  choses partaient "à vau l'eau, sur les horaires ou encore les tenues  vestimentaires".

Le gendarme l'avait accusé, en interne, de lui avoir tenu "des propos  déplacés à connotation sexuelle", sans que les faits aient pu être établis, a  précisé lundi la direction de la gendarmerie.  Suite à ce différend, en décembre 2006, l'adjudant avait été  détaché au poste de responsable du service des affaires immobilières du  groupement de gendarmerie mobile d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Pendant ce temps, le gendarme avait fait l'objet d'un "suivi psychologique",  ayant entraîné le retrait de son arme de service, dès le mois d'octobre.

Outre sa mutation, l'adjudant s'était vu proposer un déménagement à  Issy-les-Moulineaux, mais avait répondu "être très bien à Malakoff", selon la  gendarmerie. Le 6 juillet, une semaine avant le drame, le gendarme s'était entretenu  "avec son commandant de groupement et n'avait pas fait part de problèmes, laissant entendre qu'il voulait tourner la page", indique-t-on de même source. Mais le gendarme n'avait en  réalité pas passé l'éponge. La famille de la victime pourrait envisager une saisine de la justice  administrative, pour qu'elle détermine si une "faute lourde" a été commise par  la hiérarchie, faute de précautions suffisantes. La gendarmerie a annoncé que son inspection technique avait été saisie d'une  enquête.

le 16 juillet 2007 à 21:04
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5 Commentaires

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  • Anne, le 17/07/2007 à 11h41

    Il m'est avis que l'on ne saura jamais la véritable cause de ces meurtres.

  • Bruno, le 17/07/2007 à 09h06

    Desolé ca ne cole pas ! Malade phychiatrique qui premedite son crime ? Non on essaye absolument de sauver les apparences et faisant passer ce pauvre homme humilié au plus profond de lui meme pour un fou mais vous ne tromperez personne.... La gedarmerie est un rouleau compresseur... Cela arrivera d'autres fois...

  • Tellier, le 17/07/2007 à 07h58

    C'est un beau ramassis de bêtises que je suis en train de lire il faudrait voir les conditions de logements et autres, d'autant plus que la pression morale chez nous est très importante et que nous vivons les uns avec les autres 24h/24 contrairement aux autres armées. Ce n'est pas le premier cas et il y en aura d'autres à l'avenir. Le général REMy disait dans son interview que ce n'est pas la faute de l'institution, c'est probable mais en attendant il disait aussi que le problème était réglé: la preuve que non! quant au problème psy, tout est bon à dire de façon à ne pas entacher la réputation de l'institution gendarmerie qui est une partie intégrante de notre société Le Général REMY était bien ennuyé en répétant par 2 fois que ce n'était pas la faute de l'institution... Un gendarme mobile s'est foutu en l'air en guyane cette année au cours d'un déplacement et de plus il y a 3 ans quand j'étais à Mayotte 1 autre s'est foutu en l'air il était à l'escadron de SATORY! Alors s'il vous plait creusez un peu plus dans ce domaine avant de publier de telles choses. De plus les enquêtes effectuées au sein de la gendarmerie sont faites par des gendarmes. Les officiers ne vont surtout pas se mouiller dans la mesure où ils désirent grimper dans la hiérarchie sans faire de vague afin de ne pas être bloqué. Même mauvais, un officier représente l'élite de notre institution donc pas à même d'être inquiété par quoi que ce soit. Chez nous quand quelqu'un gêne, on le mute on ne le garde pas sur place alors comment se fait il que le problème était réglé...?

  • Cordebrume, le 17/07/2007 à 00h15

    Une bien triste histoire et deux familles brisées. Les victimes n'étant plus de ce monde, on ne peut rien faire pour elles. Alors peut-il y avoir valeur d'exemple ? (à ne pas suivre) Je ne le crois pas car un acte de ce genre ne peut se faire que dans un état mental secondaire qui n'accepte pas la mesure et le conscience des valeurs et interdits.

  • JORIEUX, le 16/07/2007 à 23h03

    JE PENSE QU ON TUE UN PEU TROP FACILEMENT DE NOS JOURS....TU ME CONTREDIT JE TE TUE...MAIS OU SONT PASSEES NOS VALEURS??????

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