
Plusieurs millions d'euros, dont un chèque de 800.000 euros, utilisés pour acheter "de belles voitures". C'est le préjudice "colossal" causé par un trafic de chéquiers volés dans un centre de tri postal à Orvault, en Loire-Atlantique. Selon une source proche de l'enquête, le trafic, organisé par une filière africaine, a été partiellement démantelé ces derniers mois.
Un chauffeur travaillant pour une société de transport prestataire de la Poste, déjà connu pour escroquerie, a été arrêté "il y a trois mois environ". Il a été mis en examen pour "vol en bande organisée" et écroué. Agé d'une trentaine d'années, ce Nantais "prenait des chéquiers régulièrement, en fonction des commandes qui lui étaient passées, depuis six mois environ". Au total, il aurait dérobé 500 carnets et est passible de 20 ans de réclusion criminelle.
Les chéquiers revendus en kit
Les chéquiers volés étaient ensuite revendus sous forme de "kits, avec la fausse carte d'identité qui allait avec, pour 200 ou 300 euros". Des centaines de plaintes ont été déposées depuis l'été 2006 avant que l'attention des enquêteurs de la police judiciaire nantaise ne se concentre sur le centre d'Orvault, où étaient imprimés les chéquiers.
Trois autres personnes ont été arrêtées depuis l'arrestation du chauffeur, dont la dernière en région parisienne en début de semaine. Les autres l'ont été en juin. Elles sont soupçonnées d'être les "receleuses". Le faussaire qui fabrique les cartes d'identité qui accompagnaient les chéquiers court toujours.
(D'après agence)
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