Alexandre VinokourovLa descente aux enfers continue pour Vinokourov. Lundi après-midi, son équipe, Astana, a décidé de le licencier après avoir reçu les résultats - positifs - du deuxième échantillon. L'équipe a indiqué que le licenciement avait un effet immédiat. La contre-expertise demandée par Vinokourov lui-même a confirmé samedi que le coureur avait eu recours à une transfusion homologue, c'est à dire d'un donneur compatible, pendant le Tour.
Le leader de l'équipe Astana avait été contrôlé positif à l'issue de la 13e étape, un contre-la-montre de 54 kilomètres disputé autour d'Albi, le samedi 21 juillet. Vinokourov avait été suspendu par son équipe mardi dernier et celle-ci avait été contrainte de se retirer de la course sous la pression des organisateurs.
"Il faudrait être fou pour faire ce dont je suis accusé"
Le Kazakh a affirmé avoir toujours été un coureur propre : "Les résultats de ce test sont tout simplement insensés. Il faudrait être fou pour faire ce dont je suis accusé, étant donné l'attention qui est accordée à la lutte contre le dopage".
Le dépistage des transfusions homologues existe depuis 2004. Le Tour qui s'est achevé dimanche sur les Champs-Elysées a été marqué par plusieurs affaires de dopage et notamment par l'exclusion par son équipe du maillot jaune danois Michael Rasmussen, soupçonné d'avoir menti sur ses lieux d'entraînement pour se soustraire à des contrôles.
| Bachelot tente la médiation avec l'UCI |
Dans le même temps, Roselyne Bachelot, ministre des Sports, a souhaité renouer le dialogue entre les organisateurs du Tour de France et l'Union cycliste internationale (UCI), lundi après avoir reçu les responsables. Car, a-t-elle estimé, "l'UCI est un acteur incontournable". "Les rapports méritent d'être clarifiés. (...) Je comprends que les organisateurs aient été véritablement furieux des difficultés qui sont apparues sur le Tour", a ajouté la ministre en dressant la liste des "lacunes" à imputer à la fédération internationale. |
Avec agence.
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