Les opérations de recherche se poursuivent © Images RFO![]() |
| Que s'est-il passé ? |
L'accident s'est produit peu après minuit, heure française. Selon les témoins, l'avion qui venait de décoller a immédiatement disparu dans les flots, dans le lagon de Moorea en Polynésie française. Pour l'heure, les corps de 16 des 20 personnes qui se trouvaient à bord de l'appareil de la compagnie Air Moorea, ont été repêchés par les sauveteurs. Les dépouilles ont été regroupées dans une chapelle ardente dans la salle omnisports de la commune associée d'Afareaitu à Moorea.
"L'avion a semble-t-il eu des difficultés à s'élever", a raconté un témoin, employé à l'aéroport de Moorea. "Puis il a plongé et on a entendu le bruit d'une explosion", a-t-il ajouté. Sur place, les premiers sauveteurs n'ont trouvé que des débris et des corps flottants. "Les corps remontaient lentement, les uns après les autres", a expliqué l'un d'entre eux, "ce qui semble confirmer que la carlingue a dû se pulvériser au moment de l'impact, car tous les passagers étaient encore attachés, une minute après le décollage".
"Un deuil cruel"
Dix-neuf passagers et le pilote se trouvaient à bord de l'appareil, un bi-moteur Twin Otter, qui s'est abîmé dans le chenal d'une profondeur d'environ 1.500 mètres qui sépare les deux îles distantes de 17 km.
Le président de la Polynésie francaise, Gaston Ton Sang, qui s'est immédiatement rendu sur place et a survolé les lieux de la catastrophe a évoqué un "deuil cruel pour la Polynésie comme pour son gouvernement". Michèle Alliot-Marie, a quant à elle "fait part à toutes les familles touchées par ce drame de ses sincères condoléances et de son soutien attristé". Christian Estrosi, secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer, est attendu sur place. Vendredi, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau ont tenu "à exprimer leur profonde tristesse aux familles touchées par cette catastrophe" et ont souligné qu'une "enquête est en cours afin de déterminer les causes exactes de l'accident".
L'avion contrôlé en juillet dernier
Cinq membres du ministère polynésien de l'Environnement, dont le directeur de cabinet Didier Laurier, étaient à bord de l'appareil avec deux hauts fonctionnaires de la Commission européenne (Fonds européen de développement). Il s'agit de Jean-Pierre Piérard et Michel Gauche, respectivement chargé d'affaires du bureau des Pays et territoires d'Outre-mer (PTOM) à Nouméa et premier conseiller à la délégation de la Commission européenne pour le Pacifique à Suva (Fidji). Deux ressortissants australiens, un Belge et un Français figurent parmi les victimes du crash.
Les opérations de recherche pour retrouver les autres passagers se poursuivront samedi. Une porte-parole de la compagnie Air Moorea a cependant déclaré qu'il était peu probable qu'il y ait des survivants. Air Moorea, qui assure la liaison Tahiti-Moorea-Tahiti, est une filiale de la compagnie locale Air Tahiti, qui couvre la desserte intérieure de la Polynésie française. Le Twin Otter d'Air Moorea était exploité par la compagnie depuis un an et avait passé une visite de contrôle le 18 juillet.
Ouverture d'une cellule d'accueil téléphonique |
Une cellule d'accueil téléphonique pour les familles endeuillées a été mise en place à Paris vendredi, a annoncé Christian Estrosi, secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer. Cette cellule joignable au 01.53.69.20.00, "est en mesure de fournir toutes informations utiles et de prêter assistance aux proches des victimes qui se trouvent actuellement en métropole", selon un communiqué du ministère. Une cellule de crise a été mise en place au Haut-Commissariat de la République en Polynésie française, joignable au 00 689 468 468. |
Avec Agence
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