Les violences se sont déroulées dans la nuit de lundi à mardi du côté de Pigalle. Ici, rue Blanche. © M.T./DR![]() |
| Violents affrontements en plein Pigalle |
Treize personnes au total étaient mercredi matin en garde à vue sur la trentaine interpellées dans la nuit de lundi à mardi à Paris, après des "bagarres et des violences avec armes" entre bandes rivales, a-t-on appris de source policière mercredi. Six jeunes gens, principalement de la proche banlieue parisienne, ont été placés en garde à vue à la police urbaine de proximité (PUP) pour leur participation présumée à ces violences. Les sept autres, venues également de banlieue, l'ont été pour détention d'armes "de diverses catégories".
Ces faits sont consécutifs à des incidents survenus dimanche soir à la gare du Nord dans la capitale. Deux personnes avaient été légèrement blessées, vraisemblablement à l'arme blanche, lors d'une bagarre entre deux groupes de jeunes, au sein même de la gare, selon la police. Quatre des auteurs présumés dans cette première affaire, étaient déférés mercredi matin devant la justice, a-t-on indiqué de source judiciaire, précisant qu'une information judiciaire avait été ouverte pour tentative d'assassinat. Le parquet de Paris a requis des mandats de dépôt pour trois d'entre eux.
"Machettes et hachoirs"
Les mêmes bandes se seraient à nouveau affrontées dans la nuit de lundi à mardi, l'une venue de la proche banlieue, pour s'en prendre à une autre localisée dans les XVIIIe et XIXèmes arrondissements de la capitale. Les faits se sont déroulés du côté de Pigalle et, selon les estimations, une cinquantaine de jeunes gens "armés de machettes et de hachoirs" pour certains d'entre eux se sont opposés.Ces affrontements n'ont pas fait de blessés sérieux, selon la police.
Les autres personnes arrêtées dans la nuit de lundi à mardi, à l'exception des treize gardés à vue qui devaient être présentés à la justice mercredi ou jeudi, ont été remises en liberté, a-t-on encore précisé. Selon les tout premiers éléments de l'enquête, les motifs de ces affrontements ont sans doute pour origine un "différend lié à la drogue qui a mal tourné", selon une source policière, mais "tout cela est flou". Il n'y a pas eu de nouveaux affrontements mardi soir, selon la même source, ajoutant que Paris est "d'ordinaire relativement préservée par les phénomènes de bandes" même s'il "y a des noyaux solides de bandes répertoriées dans des arrondissements sensibles" de la capitale.
(D'après agence)
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