A Tahiti, les recherches se poursuivent © TF1/LCI 
Les images de la cérémonie en hommage aux victimes
L'enquête sur le crash de l'avion jeudi à Moorea sera approfondie. Voilà ce qu'a annoncé à son arrivée à Tahiti, le secrétaire d'Etat à l'Outre mer, Christian Estrosi. En d'autres termes, des moyens supplémentaires seront mis en oeuvre pour retrouver l'épave. L'opération s'annonce compliquée puisque la Polynésie française ne dispose pas de moyens de recherche à grande profondeur.
En l'absence de boite noire, les enquêteurs vont pouvoir récupérer l'enregistreur de vol qui, s'il n'a pas été détruit à l'impact, émet un signal pendant un mois. Autre élément très attendu : l'autopsie du corps du pilote. Dimanche matin, celle-ci a révélé qu'il n'avait pas été victime de malaise. Pour l'heure, sur 20 personnes à bord, 16 corps ont été repêchés et quatre personnes étaient toujours portées disparues samedi après l'accident de l'avion régional qui s'est écrasé jeudi peu après son décollage dans le lagon de Moorea, île de Polynésie française.
Estrosi partage le deuil des Polynésiens
Arrivé à Tahiti dimanche matin, le secrétaire d'Etat à l'Outre mer, Christian Estrosi a exprimé au président de la Polynésie Française et à ses ministres venus l'accueillir "sa peine et sa profonde compassion pour les victimes" de ce drame injuste "qui endeuille à travers la Polynésie, la France entière".
Après une rencontre avec les familles à la chapelle ardente dressée à Papeete, le secrétaire d'Etat a embarqué sur un bateau de la Marine pour se rendre sur les lieux du crash, c'est à dire traverser les sept kilomètres du chenal qui sépare Tahiti de son île-soeur Moorea. Sur place, à moins d'un mille du récif avec 800 mètres de profondeur sous son bateau, entouré de toutes les embarcations qui poursuivent encore les recherches, Christian Estrosi s'est recueilli en jetant dans l'eau "les couronnes de fleurs de l'adieu".

Estrosi : "nous restons mobilisé"
La journée sera ensuite consacrée à la rencontre avec tous les responsables des équipes de recherches, civiles ou militaires, qui ont déjà entamé la deuxième phase de ces recherches, un long travail de quadrillage de la zone grâce à un sonar. "Nous devons tout faire pour repérer l'épave" a déclaré le président de la Polynésie, Gaston Tong Sang".
Avec Agence
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