Saint-Clar-de-Rivière © TF1/LCI 
Le forcené, "un homme sans histoire"
Le GIGN a donné l'assaut dimanche, vers 11h. Le forcené qui avait tiré des coups de feu après s'être retranché samedi soir dans son appartement à Saint-Clar-de-Rivière (Haute-Garonne) s'est suicidé par balles, a annoncé la gendarmerie, qui a précisé que le corps d'un homme également tué par balles avait été retrouvé à l'extérieur à quelques mètres de la maison. D'après les informations de la Dépêche du Midi, l'homme en question, Christian Louvel, était l'ami d'une voisine du forcené. Habitant de Plaisance-du-Touch, un village voisin, il était venu passer la soirée à Saint Clar de Rivière. Christian Louvel aurait lancé "moi, on ne m'empêchera pas de passer" et se serait ensuite introduit dans l'impasse.
Des hommes du Groupe d'Intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), arrivés de Paris vers 5h dimanche, ont pénétré dimanche peu après 10 heures dans l'appartement du forcené et ont retrouvé son corps sans vie dans une chambre. Ils ont également retrouvé Christian Louvel, tué par balles dont le corps gisait à quelques mètres de la maison, réhabilitée en plusieurs appartements. "Le forcené s'est suicidé à l'intérieur par balles" a déclaré le procureur-adjoint de la République, Jean Cavailles.
Une cinquantaine de coups de feu
Le forcené avait violemment agressé à l'arme blanche sa soeur, avec qui il vivait, samedi vers 22h, avant de se retrancher chez lui et de tirer de nombreux coups de feu. D'après un voisin, il a tiré au moins une cinquantaine de coups de feu. "J'ai essayé de le raisonner mais il est sorti de chez lui avec un fusil", a indiqué un autre voisin.
Près de 70 personnes résidant dans des appartements situés dans la maison du forcené et dans les maisons et habitations voisines avaient été évacuées tôt dimanche matin par mesure de précaution à la suite de la détection d'une "odeur de gaz" dans le quartier.
"Personne ne s'attendait à cela"
Selon Etienne Gasquet, le maire de Saint-Clar-de-Rivière, petite commune de 750 habitants située à environ 25 km au sud-ouest de Toulouse, le forcené résidait dans la commune depuis une dizaine d'années. "Il vivait avec sa soeur, sans aucune histoire, aucun problème avec les voisins", a-t-il déclaré, ajoutant que la seconde victime n'était pas connue du voisinage. "C'est probablement quelqu'un qui a voulu s'interposer", a-t-il estimé. "C'est dramatique, personne ne s'attendait à ça".
Dans la même région, à Gensac-sur-Garonne (Haute-Garonne), un peu plus au sud, un forcené armé avait tué un gendarme du GIGN et en avait blessé deux autres le 19 janvier dernier lors de l'assaut donné par cette unité d'élite de la gendarmerie. L'homme, âgé de 66 ans, avait été considéré comme pénalement irresponsable après une expertise psychiatrique.
Avec Agence
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