Francis Evrard © TF1/LCIIl avait alors 23 ans. Ce 16 mai 1969, à Mouscron, en Belgique, le jeune Francis Evrard entraîne avec lui trois jeunes enfants, deux garçons et une fillette, pour se livrer sur eux à des "faits graves", selon l'expression de l'époque reprise par le journal Nord Eclair et le quotidien belge Le Soir. Arrêté, il est alors interné sans condamnation pour attentat à la pudeur avec violence sur un mineur de moins de quatorze ans. Direction Tournai, où il est interné dans un "établissement de Défense sociale", réservé selon la loi belge à des personnes qui ne sont pas jugés responsables de leurs actes.
Selon les deux journaux, Francis Evrard y séjourne de 1969 à 1973. Le parquet de Tournai a confirmé l'information, d'après Le Soir qui ajoute que la justice belge a été contactée par la police française pour des vérifications à ce sujet. Libéré le 2 juillet dernier, Francis Evrard avait été condamné en 1975, 1985 et 1989 en France pour des attentats à la pudeur et des viols sur mineurs.
De nouveau écroué fin août pour l'enlèvement et le viol d'Enis, cinq ans, à Roubaix, dans le Nord, il a affirmé en garde à vue avoir "dans (sa) vie connu une quarantaine d'enfants", selon une source proche de l'enquête. Le parquet de Lille avait cependant indiqué mardi qu'il n'y avait à ce jour "pas d'élément" permettant de l'impliquer "de façon sérieuse" dans d'autres affaires d'agressions sexuelles ou de viols sur mineurs.
Des fantasmes pédophiles ? "J'y pense, mais sans plus" |
M6 a diffusé dimanche après-midi un entretien avec Francis Evrard, réalisé en 2000 alors qu'il était en prison, dans lequel l'homme aujourd'hui âgé de 61 ans refusait notamment un traitement anti-hormonal contre ses pulsions. "Ce n'est pas à 60 ans que je vais faire un traitement anti-hormonal, pas maintenant... Parce que je tiens à revivre dehors, à me marier un jour", déclarait Francis Evrard. "Le passé ne compte pas si vous remettez sans arrêt le passé sur le tapis, jamais je ne sortirai de prison", ajoutait Evrard en 2000, alors qu'il sollicitait une permission auprès d'une juge d'application des peines. Le violeur présumé du petit Enisreconnaissait il y a sept ans avoir encore "plus ou moins" des fantasmes pédophiles, mais que cela "ne le dérange pas. J'y pense, mais sans plus". Il affirme avoir été lui-même violé à dix ans : "Ca m'est resté vous comprenez. C'est comme une pulsion et hop!". Il déclarait également n'avoir "pas spécialement besoin d'être suivi". Il précisait qu'au cours de ses 25 années de détention, il n'a été suivi que 9 mois par une psychiatre. |
(D'après agence)
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