Image d'archives © TF1/LCITout a commencé à 2h30 du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi. Un homme de 34 ans a percuté avec sa voiture le mur d'enceinte de la brigade de gendarmerie de Lavelanet, dans l'Ariège. Il a ensuite sonné au portillon. Le gendarme de permanence est descendu lui ouvrir pour s'apercevoir que "l'individu était porteur d'un couteau et se montrait agressif vis à vis du militaire", selon le parquet. "Malgré l'opposition du gendarme", il est entré dans l'enceinte militaire et a brandi son couteau en direction du gendarme.
Pour se défendre, celui-ci a "fait usage de son arme de service le blessant mortellement". L'homme, qui résidait en Ariège mais sur lequel aucune information n'a été divulguée, été atteint de trois balles dont deux létales, selon les résultats de l'autopsie. En poste à Lavelanet depuis un peu plus de deux ans, le gendarme, âgé de 30 ans, est considéré comme "sérieux, posé, correct", a indiqué l'adjoint au maire. Il était toujours en garde à vue jeudi en fin d'après-midi.
Un acte isolé
Quant à la victime, un habitant de Lavelanet, elle "était déprimé et avait cessé de travailler depuis un certain temps, mais sa famille, installée dans la commune depuis un demi-siècle l'entourait et le soutenait", a raconté l'adjoint au maire, qui parle d'"un acte isolé, incompréhensible pour tous" et d'"une agressivité inexplicable" de cet homme "sans histoires". "Tout le monde est un peu déboussolé, y compris les gendarmes par ce coup de folie, ce pétage de plomb qui n'a à voir ni avec la crise du textile que connaît Lavelanet ni avec la violence de certaines banlieues", a-t-il expliqué.
L'enquête a été confiée par le parquet de Foix à l'inspection technique de la gendarmerie nationale à Paris et aux militaires de la section de recherches de Toulouse. Des analyses, notamment balistiques et toxicologiques, sont en cours et l'on devrait savoir d'ici un ou deux jours si l'homme était sous l'emprise de l'alcool, de drogue ou de médicaments.
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