© TF1-LCIUne fois encore, la barque transportait des immigrés clandestins en provenance des Comores. Une embarcation a chaviré lundi matin au large de la plage de Moya, l'un des sites protégés de Mayotte. Bilan encore provisoire de la gendarmerie : 17 morts, dont 8 enfants, et 19 disparus. Les recherches se poursuivaient lundi à la mi-journée, par terre, air et mer. "Des opérations de la brigade nautique sont effectuées pour récupérer la barque mais la phase de marée descendante n'a pas facilité les secours", a précisé la gendarmerie.
Quatre blessés ont en outre pu être secourus et hospitalisés à Dzaoudzi, sur l'île de Petite Terre. Les cadavres ont été transférés à la morgue de Mamoudzou, chef-lieu de la collectivité départementale. Selon les premiers témoignages, la barque -appelée kwassa-kwassa- était partie de l'île d'Anjouan, au nord-ouest de Mayotte. Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de
l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement a "déploré" lundi le naufrage.
Des naufrages fréquents
Mayotte n'en est pas à son premier drame en dépit des efforts déployés par les autorités françaises pour contrôler l'immigration clandestine dans cette collectivité de l'océan Indien. Le 23 juillet, une trentaine de clandestins ont disparu quand leur embarcation a fait naufrage au large de Majicavo-Koropa, à l'extérieur du lagon dans le nord de Mayotte. En janvier, c'était une vingatine de clandestins comoriens qui avaient disparu dans les mêmes conditions. En en septembre, le naufrage d'une barque de Comoriens avait fait une dizaine de disparus.
De nombreux habitants des trois îles des Comores tentent de gagner clandestinement Mayotte, île de l'archipel comorien qui a décidé de rester française au moment de l'indépendance en 1975 et où le niveau de vie est beaucoup plus élevé, pour y travailler ou s'y faire soigner.
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