Le sans papiers russe de 12 qui a chuté d'un immeuble, le 9 août 2007 © LCILes médecins font preuve d'un peu plus d'optimisme sur l'état de santé de l'enfant russe de 12 ans sans-papiers. Grièvement blessé en chutant accidentellement lors d'une tentative d'interpellation de ses parents jeudi à Amiens, l'état de santé d'Ivan, "évolue progressivement et favorablement". Son état est "stable", ont précisé dimanche ses médecins.
"L'enfant a récupéré une ouverture spontanée des yeux, signe qui traduit une sortie progressive de l'état de coma", a indiqué l'hôpital, qui ajoute toutefois que "l'assistance respiratoire par une machine est toujours nécessaire". "On peut raisonnablement penser que, sauf complications toujours possibles, le cap vital pourra être franchi en début de semaine". Néanmoins, "comme dans tout traumatisme crânien, a fortiori chez un enfant, il faudra attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour évaluer les éventuelles séquelles".
Une autorisation provisoire à "titre humanitaire"
L'enfant âgé de 12 ans est tombé accidentellement jeudi du 4e étage de son immeuble en suivant son père qui aurait voulu fuir en descendant par les balcons alors que la police venait interpeller la famille en situation irrégulière et qui n'avait pas répondu à une convocation au commissariat. Les parents d'Ivan, André Dembsky et Natalia Aboueva, s'étaient vu notifier trois refus de séjour depuis leur arrivée en France, a souligné le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, samedi. Toutefois, "à titre humanitaire", afin de leur permettre de séjourner légalement en France pour rester aux côtés de leur enfant hospitalisé, Brice Hortefeux a indiqué avoir demandé au préfet de la Somme de délivrer à André Dembsky et Natalia Aboueva "une autorisation provisoire de séjour de six mois".
Cette décision a été critiquée dimanche par le Réseau Education sans frontière (RESF) : "c'est un acte politique pour apaiser un peu les consciences qui n'est absolument pas suffisant" car "cela ne change rien à la situation précaire" de la famille, estime RESF, qui en réclame "la régularisation à long terme" à long terme de la famille.
Une enquête, qui sera rendue publique, a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour préciser dans le détail les conditions de l'intervention des policiers au domicile de la famille, ainsi que l'action des parents au moment du drame et déterminer d'éventuelles responsabilités.
Avec Agence
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