La spéléo belge est sortie du gouffre

le 08 août 2007 à 07h10 , mis à jour le 08 août 2007 à 09h55

Coincée depuis dimanche à 400 mètres sous terre dans une cavité des Pyrénées-Atlantiques, elle a été évacuée par hélicoptère à l'hôpital de Pau.

Les équipes de secouristes sur place pour le sauvetage de la spéléologue belgeLes équipes de secouristes sur place pour le sauvetage de la spéléologue belge © TF1/LCI

Après de longues opérations d'évacuation en civière, la spéléologue belge de 49 ans coincée depuis plusieurs jours dans un gouffre près de la Pierre-Saint-Martin (Pyrénées-Atlantiques), est arrivée à la sortie vers 6 heures mercredi. L'évacuation d'Annette Van Houtte, victime d'une fracture ouverte des orteils, avait débuté lundi soir vers 22 heures, dans cette cavité située à 2 200 m d'altitude, "à l'est du Pic d'Anie, côté espagnol", à 400 mètres de la frontière française.

Mercredi matin, la spéléologue belge a pu être évacuée en hélicoptère vers le centre hospitalier de Pau, selon les pompiers. Peu avant 8 heures, un hélicoptère de la gendarmerie, profitant d'une éclaircie, a pu se poser brièvement pour récupérer la victime, qui "est bien arrivée au centre hospitalier de Pau" vers 8 heures 20, ont précisé les pompiers. Malgré une "fatigue importante", il n'y a à priori "pas eu d'aggravation" de l'état de santé de la victime, a indiqué le capitaine Max Dugachard.
  
Les conditions météo défavorables de la matinée, avec de la pluie et du brouillard, faisaient craindre aux équipes de secours, réfugiées avec la victime dans un point chaud à la sortie du puits, de devoir redescendre le brancard "à bras d'homme" vers la Pierre-Saint-Martin (1.836 m), selon les pompiers.
  
"Environnement hostile"

Membre d'un club belge de spéléologues qui avaient débuté jeudi l'exploration d'une profonde cavité, Annette Van Houtte a été blessée samedi après-midi au pied gauche par un bloc de pierre. Les opérations d'évacuation, qui avaient commencé lundi soir vers 22 heures, ont nécessité un dispositif de secours "important" en raison de "l'environnement hostile", mobilisant en permanence une soixantaine de personnes, espagnoles et françaises.
  
Les secours ont dû transporter la victime en civière à travers une galerie horizontale d'environ 4 km, avant d'entamer mardi soir la remontée du puits, d'une hauteur de 400 mètres, menant vers la surface. La spéléologue, enveloppée dans un duvet spécial et dont le pied blessé avait été conditionné pour lui permettre d'être transportée sur le brancard, était accompagnée d'une équipe médicalisée qui effectuait régulièrement des évaluations de son état de santé.
  
Le secteur du Pic d'Anie dans lequel l'accident a eu lieu, qui surplombe la Vallée d'Aspe, est l'"un des plus courus" de la région par les spéléologues en raison de ses nombreuses cavités, dont certaines "n'ont pas encore été explorées jusqu'au bout", selon les pompiers.

(D'après agence)

le 08 août 2007 à 07:10
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10 Commentaires

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  • Limagne, le 08/08/2007 à 18h54

    Voila ! Le refrain traditionnel "qui va payer ?" Mais pourquoi réserver cette question lapidaire à cette catégorie d'accident ? "Qui paye pour le cancer du fumeur qui a CHOISI de s'empoisonner lui-même ?" ; "qui paye pour l'accidenté de la route paraplégique qui a CHOISI de rouler trop vite ?"... Soyons honnêtes et admettons que les "conduites à risques" ne sont pas l'apanage des plongeurs, skieurs hors piste ou spéléologues ! Par ailleurs les gens bien informés n'ignorent par que pour ce qui concerne les accidents en milieu souterrain, ce sont les spéléologues eux-mêmes qui assurent BENEVOLEMENT les sauvetages.

  • Philomène, le 08/08/2007 à 15h49

    Il faut savoir lorsqu'on pratique ce genre de sport ( aussi alpiniste-parapente et j'en passe )qu'on peut y laisser la vie. Ces gens prennent des risques sans oublier ceux qu'ils font encourrir aux sauveteurs. Le dénouement est heureux bien à elle mais c'est un fait divers qui ne m'émeut pas.

  • Eric, le 08/08/2007 à 12h14

    Réponse à Berdudeau de Quiberon : Rassurez-vous les spéléos de ce niveau ont une licence FFS et une assurance qui couvre tous ces frais. Et pour parler comme vous : qui oblige des personnes à se baigner quand la mer est mauvaise ? Les MNS de garde sur les plages, eux sont là au frais des contribuables ! Et par respect pour le sport (le vrai) ne mettez pas dans le même sac des gens responsables et assurés qui pratiquent une activité difficile avec d'autres non assurés et qui font les c.... ! et coutent des fortunes tous les jours à la collectivité!

  • Quesada, le 08/08/2007 à 12h01

    Qui va payer les secours svp?

  • Paul, le 08/08/2007 à 11h56

    Encore des euros dépensés pour une petite speleo incapable ,quel gachis d'argent comme le sauvetage d'un dauphin etc.. alors qu'il y a des ceintaines voir + en france de personnes à sauver

  • Lili01, le 08/08/2007 à 11h33

    Pour certains il y a que l'argent qui compte.... Dans la vie tout est pognon!!!! Je suis contente que LCI est relaté cette histoire, cela m'a permis de voir que nous avions de très bons secouristes dans beaucoup de domaines et que la solidarité est bien là. Les grands sportifs ne sont pas tous des médaillés.... Mais il n'y a pas que des "manchots" en France.Enfin la critique est bien facile et pas trop fatiguante....

  • Allen, le 08/08/2007 à 10h37

    Comment parler du gouffre de la pierre Saint Martin sans parler de Marcel LOUBENS. En 1952 ce spéléologue réputé au palmarès impressionnant y trouva la mort à l'âge de 28 ans. A l'issue d'une première descente émaillée de nombreux incidents avec le treuil, Loubens décide de remonter attaché à l'extrémité du câble qui s'enroule 320 mètres plus haut autour du treuil. Dix mètres sont effectués, lentement ; brusquement une secousse, l'attache reliant le câble au harnais de Marcel vient de céder. Loubens tombe dans le vide, s'écrase et rebondit de blocs en rochers. La chûte s'achève quarante mètres plus bas. Polyfracturé, Loubens agonise pendant quarante-huit heures et meurt entouré par le docteur Mairey, Labeyrie, Occhiaini et Haroun Tazieff. L'agonie du spéléologue et les opérations de sauvetage ont été suivies, heure par heure, par le monde entier. Enterré sur place, son corps fut remonté de son tombeau de pierre en août 1954.

  • Masseaux, le 08/08/2007 à 09h54

    Merçi a tts les personnes qui à sauver cette femme qui a mon ages , et bon rétablissement a vous madame .

  • Loïc, le 08/08/2007 à 09h39

    Mesdames et Messieurs les journalistes. Je sais qu'il est toujours facile de critiquer, mais quand arrêterez vous de parler de la spéléo que quand il y a un accident ou un problème ? C'est un sport difficile, voire très difficile, mais des équipes accomplissent régulièrement des exploits sportifs et humains. C'est un sport dans lequel la France est souvent "championne du monde" même si un classement n'existe pas, et serait ridicule tant les pratiquants n'ont pas besoin de courir après des points ou des dixièmes de secondes pour accomplir des exploits. La spéléo n'est pas un fait divers, parlez en vraiment ou n'en parlez pas ! Ne reporter que les problèmes n'est pas honnête, et même franchement dégueulasse pour ceux qui vivent cette passion.

  • Berbudeau, le 08/08/2007 à 08h46

    Qui a obligé cette personne à se balader sous terre ? Il serait interressant de tenir le public un peu plus au courant de ce que coûte de telles interventions et de quelle façon l'intégralité de ces frais est couverte !

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