Carte de la Corse © LCIUn attentat à l'explosif a visé jeudi une annexe du palais de justice de Bastia, alors que la ministre de la Justice Rachida Dati effectue au même moment une visite en Corse. Une charge de 300 grammes de dynamite a été utilisée pour cet attentat, encore non signé ni revendiqué.
Une dizaine de personnes, six employés présents sur les lieux et des riverains, ont été "commotionnés" par le souffle de l'explosion et ont été prises en charge par les pompiers sur place. Les dégâts sont légers, essentiellement des vitres qui ont volé en éclats. L'annexe du tribunal de Bastia a déjà été la cible d'attentats en septembre 2006, en mai 2005 et en mai 2004 et de coups de feu en août 2003.
Rachida Dati apporte "son soutien" au personnel judicaire
Cette explosion fait suite à un autre attentat contre une enceinte judiciaire en Corse, qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi : le tribunal d'instance de Sartène, en Corse-du-sud, a été mitraillé par des inconnus sans faire de victime. "Plusieurs salves de fusil d'assaut ont été tirées contre la façade et on dénombre une vingtaine d'impacts", a précisé le procureur de la République à Ajaccio. "Certaines balles ont traversé les vitres blindées du palais et endommagé du mobilier de bureau, sans faire de blessés", a précisé le magistrat.
Venue en Corse pour le congrès national des greffiers des tribunaux de commerce à Ajaccio, Rachida Dati s'est rendue à Sartène après avoir assuré par téléphone le président du tribunal d'instance de "son soutien". "Partout où on attaquera la République et la Justice en particulier, nous serons aux côtés" des personnels, a-t-elle déclaré. Nicolas Sarkozy et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie ont "condamné avec la plus grande fermeté l'attentat qui en plein jour vient de viser le Palais de justice de Bastia". La ministre demande "aux services de police et de gendarmerie de décupler leurs efforts pour interpeller les responsables de ces actes, afin de permettre à la justice de sanctionner comme il se doit les auteurs de ces agissements méprisables et dangereux".
Le rapprochement des détenus étudié "au cas par cas" |
Rachida Dati a indiqué jeudi à Ajaccio que le rapprochement des détenus corses de leurs familles, une mesure réclamée par les nationalistes, serait étudié "au cas par cas". "Ce n'est pas parce qu'une personne a été condamnée qu'il faut aussi sanctionner ou condamner la famille", a déclaré la ministre. Les Corses condamnés sont détenus sur le continent, ce qui cause "souvent des difficultés de déplacement à la famille pour aller voir son fils, son époux, son conjoint", a déclaré la garde des Sceaux. Les dossiers seront examinés au regard "des faits, de la condamnation et de l'environnement", a-t-elle ajouté. |
D'après agence
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