Le lycée privé technique et professionnel Saint-Croix-Saint-Euverte d'Orléans © LCILe drame s'est produit vendredi matin, dans l'enceinte d'un établissement d'Orléans. Un lycéen de 15 ans a été grièvement blessé par un de ses camarades, âgé de 16 ans, qui lui a porté un coup de couteau, selon la Direction générale de la police nationale (DGPN). Touché à l'abdomen, le jeune homme a été transféré à l'hôpital par le Samu "dans un état jugé sérieux". Il a été opérée, mais aucun organe vital n'a été touché et ses jours ne sont pas en danger
Aucune précision n'a été donnée par les enquêteurs sur le motif de la dispute entre les deux jeunes, qui a eu lieu durant la récréation. Mais l'agresseur était "le souffre-douleur" de plusieurs camarades, selon une source proche de l'enquête qui a estimé que l'acte n'était pas prémédité. "C'était la tête de turc de la classe", où il était notamment raillé pour sa corpulence, a confirmé une de ses camarades de classe.
L'agresseur en garde à vue
Un petit groupe était rassemblé près de la cafeteria quand des membres du personnel d'encadrement ont entendu un cri. Ils se sont dirigés vers le groupe et ont vu un jeune à terre. Des élèves ayant suivi une formation de secouriste ont prodigué les premiers soins à la victime, en attentant l'arrivée du Samu. "Nous avons une politique de proximité qui nous permet de détecter lorsqu'il y a des tensions entre les élèves. Mais là, nous n'avions pas repéré d'éléments significatifs", a déclaré la directrice de l'établissement. La police technique et scientifique s'est rendue sur place.
L'agresseur a été interpellé sans difficulté et a remis son couteau aux forces de l'ordre avant d'être placé en garde à vue au commissariat local. Les deux lycéens sont dans la même classe, en deuxième année de BEP, au lycée privé technique et professionnel Saint-Croix-Saint-Euverte, qui compte 1000 élèves. Les cours de l'après-midi ont été maintenus au lycée, qui ne possède pas de portique électronique détecteur de métaux à l'entrée du bâtiment.
Les syndicats de lycéens veulent plus de moyens |
Suite à cette agression, les syndicats de lycéens, la Fidl et l'UNL, ont réclamé plus de moyens humains et un meilleur apprentissage du respect dans les écoles. La Fidl, qui souligne que cet incident est intervenu "alors que 11.200 postes ont été supprimés", rappelle qu'elle "demande depuis plusieurs années que soit renforcée l'équipe pédagogique dans les établissements (psychologues, assistante sociale...) afin que les lycées en difficulté soient encadrés". De son côté, l'Union nationale lucéenne, principal syndicat déplore ce "nouveau cas de violence scolaire" et regrette que "l'apprentissage du respect de l'autre, de la citoyenneté, du vivre-ensemble soit oublié par l'Education nationale. Apprendre le respect entre élèves, entre les élèves et les professeurs, avec les autres, c'est le meilleur outil qu'on ait pour lutter contre la violence à l'école et en général dans la société", selon l'UNL. |
D'après agence
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