Pascal Payet, figure du grand banditisme © TF1-LCISa cavale n'a finalement duré que deux mois. Le braqueur récidiviste Pascal Payet, qui s'était évadé le 14 juillet en hélicoptère de la maison d'arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes), a été interpellé vendredi en Espagne, à Mataro, près de Barcelone, par des policiers français et espagnols. Le braqueur était depuis son évasion sous le coup d'un mandat d'arrêt européen pour une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle. Selon une source judiciaire, l'extradition de Pascal Payet devrait avoir lieu prochainement sauf si les autorités espagnoles s'y opposent en raison de faits criminels commis sur leur territoire.
Deux personnes "de l'environnement proche" de Payet ont été également arrêtées, a ajouté une source judiciaire. Les interpellations se sont faites en douceur, "sans dégâts co-latéraux". Les trois hommes étaient selon la police lourdement armés de fusils mitrailleurs et de grenades mais Payet ne s'est servi d'aucune arme.
Il ne s'est pas fait refaire le visage
Vendredi, une source policière avait affirmé que le braqueur était méconnaissable, s'étant fait refaire entièrement le visage par un chirurgien esthétique à La Ciotat (Bouches-du-Rhône). "C'est faux", a rétorqué samedi le directeur de la police judiciaire interrégionale, Christian Lothion, qui s'est par ailleurs souligné que l'arrestation était le fruit de "deux mois d'investigations lourdes, avec 30 ou 40 personnes mobilisées en permanence".
Le braqueur récidiviste était, selon la justice, "libérable en 2038", après diverses condamnations : 30 ans pour le meurtre d'un convoyeur de fonds, 6 ans pour évasion en hélicoptère de la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône) en 2001 et 7 ans pour avoir organisé une autre évasion spectaculaire, toujours en hélicoptère, de la même prison de Luynes en 2003. Selon son avocat Me Luc Febbraro, Pascal Payet "calcule manifestement moins bien" ses cavales que ses évasions. "C'est quelqu'un de profondément seul et hors du circuit traditionnel du banditisme."
Samedi, dix personnes, susceptibles d'avoir aidé la cavale de Pascal Payet, se par ailleurs trouvaient en garde à vue à Marseille, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Les policiers de la brigade de répression du banditisme avaient procédé vendredi après-midi à une série d'interpellations, principalement à Marseille, dans la cité de la Cayolle, un quartier sensible. Ces sources n'ont toutefois pas précisé si des membres du commando qui avait aidé Pascal Payet dans son évasion en hélicoptère faisaient partie des personnes interpellées.
D'après agence
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