Accusé d'avoir tué sa mère lors d'une permission

le 07 octobre 2007 à 14h23 , mis à jour le 07 octobre 2007 à 21h13

Interné dans un hôpital psychiatrique, l'homme soupçonné avait obtenu une permission de sortie pour le week-end.

TF1/LCI : Immeuble de Lormont où un forcené s'était retranché (7 octobre 2007)Immeuble de Lormont où un forcené s'était retranché (7 octobre 2007) © TF1/LCI

Tout commence dimanche vers 6h du matin. A Lormont, près de Bordeaux, des passants découvrent un morceau de jambe sectionnée sur la voie publique. Le membre avait apparemment été jeté d'un appartement. Ils décident donc de prévenir la police, qui se rend sur place. A leur arrivée, les policiers de la sûreté urbaine et des membres de police-secours essuient des coups de feu d'un individu, qui se trouve, armé d'un revolver et d'une arme blanche, dans l'appartement de sa mère, puis sur le palier. Arrive alors une dizaine d'hommes du groupe d'intervention de la police nationale, qui sont à leur tour la cible de coups de feu.

Les hommes du GIPN font évacuer l'immeuble et répliquent aux tirs qu'ils essuient, blessant le forcené, un homme de 30 ans. Le forcené a depuis été hospitalisé pour être opéré, mais ses jours ne seraient pas en danger. Une heure et demi après l'arrivée des premiers policiers, le meurtrier présumé est neutralisé. Il aurait agi "vraisemblablement dans un état de démence", explique la police, qui ajoute qu'en raison  de son état de santé, il n'a pas pu être entendu. 

Le corps de la mère

Dans l'appartement, les policiers du GIPN, dont il s'agissait de la troisième intervention concernant cet homme, ont retrouvé le corps de la mère, âgée de 56 ans, tuée à l'arme blanche et dont une jambe avait été sectionnée, a précisé le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud. Selon une source policière, le forcené était interné en psychiatrie en Gironde, et bénéficiait d'une permission pour le week-end. Né en République centre-africaine, l'homme a un "passé psychiatrique très lourd", selon son avocat Me Bernard Condat.

En mars 2001, alors qu'il était détenu à la maison d'arrêt de Gradignan après avoir agressé deux policiers et s'être retranché dans un appartement avec une arme, il avait tué un co-détenu, un meurtre pour lequel il avait bénéficié d'un non lieu pour raisons psychiatriques. Des expertises psychiatriques avaient en effet conclu qu'il souffrait de troubles graves et ne pouvait être considéré comme responsable de ses actes. Il avait alors été placé à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, réservé aux malades considérés comme dangereux. Selon les premiers éléments de l'enquête, son régime avait été modifié en juin 2005 mais il était resté à Cadillac "hospitalisé d'office". Il bénéficiait à ce titre de "permissions régulières" qui s'étaient déroulées tout à fait normalement, a précisé le procureur.

(D'après agence)

le 07 octobre 2007 à 14:23
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20 Commentaires

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  • Laurent, le 07/10/2007 à 18h51

    Comment se fait-il qu'un individu aussi dangereux pour la société puisse bénéficier d'une permission de sortie ? Faut-il attendre qu'il y ai un mort... non, des morts en plus pour se pencher sur le problème de la récidive ?

  • Jacques, le 07/10/2007 à 18h50

    Juges , procureurs , psy , expert en avant tous à l ASILE en fanfare !!!

  • Sybille, le 07/10/2007 à 18h45

    Et dire que ce genre d'individus est en liberté et "marche " à côté de nous...Cela fait peur

  • Jc, le 07/10/2007 à 18h44

    Je ne trouve pas normal que des gens qui sont malades comme lui puisse avoir des droit de permissions.il aurait bien tué une autre personne.je suis vraiment peinée pour cette femme(mourir dans de tel circonstance.

  • Tamburlin, le 07/10/2007 à 18h08

    Il est inadmissible de laisser sortir un malade dans cet état ! Surtout s'il est incontrolable dans ses réactions !! Il est malade, je veux bien , dans ce cas, on le soigne er on le garde à l'abri des degats qu'il peut occasionner

  • Marie, le 07/10/2007 à 17h57

    Il faut combien de morts pour arrêter ce genre de malades ?il faut deposer plainte contre le psychiatre qui a laissé sortir ce fou ,c'est lui le responsable!!

  • Pascale lagana, le 07/10/2007 à 17h56

    Je suis infirmière en psychiatrie, par conséquent, je me sens concernée par le sujet. Les malades en france aujourd'hui, représentent une vraie bombe à retardement.pourquoi ?,par par manque de moyens, par manque aussi de compétences à repérer la dangereusité, que les nouveaux infirmiers diplomés d'etat, ne savent plus faire ,alors que les infirmiers spécialisés en psychiatrie, en avaient les compétences, et savaient contenir les délires, et du coup ,les passages à l'acte. Enfin, les durées d'hospitalisations se sont considérablement réduites, et le suivi des malades,en post cure, et à domicile, n'est plus prévu par les services, qui n'ont plus les moyens d'assumer, ce qui se situe en amont, et en aval de l'hospitalisation. Maisvous devez savoir, que la schyzophrénie, ne se guérit pas, il s'agit d'une maladie gràve, dangereuse, ou le délire, toujours présent mème à bas bruit, s'il n'est pas repérer , peut conduire au meutre. Il yà eu le drame de Pau, en voila un autre...et malheureusement, si on continue à ne pas écouter les professionnels en psychiatrie, cela continuera.

  • Lisa, le 07/10/2007 à 17h55

    C'est honteux, combien de mort avant de les enfermer à vie ?Inapte à être jugé mais apte d'être laissé en liberté, trop facile, quelle hypocrisie cette société qui privilégie la peine de mort pour les innocents !!!!!

  • Visiteur, le 07/10/2007 à 17h38

    Cherchez l'erreur : "... bénéficiait d'une permission pour le week-end. ... il avait tué un co-détenu, ... Il avait alors été placé à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, réservé aux malades considérés comme dangereux." Rassurant de savoir que des psychopathes dangereux ont des permissions de weekend... Comme quoi dans certains cas il peut être intéressant de simuler (habilement s'entend) la folie.

  • Seb, le 07/10/2007 à 17h31

    3ème intervention, meurtrier, et cet individu bénéficie de permission de sortie?! mais où va-t-on? Qui décide de ces permissions? c'est justement ces décideurs qui devraient comparaitre en justice!! et après certaines voix s'élèvent contre la création de prisons psychiatriques??

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