Immeuble de Lormont où un forcené s'était retranché (7 octobre 2007) © TF1/LCITout commence dimanche vers 6h du matin. A Lormont, près de Bordeaux, des passants découvrent un morceau de jambe sectionnée sur la voie publique. Le membre avait apparemment été jeté d'un appartement. Ils décident donc de prévenir la police, qui se rend sur place. A leur arrivée, les policiers de la sûreté urbaine et des membres de police-secours essuient des coups de feu d'un individu, qui se trouve, armé d'un revolver et d'une arme blanche, dans l'appartement de sa mère, puis sur le palier. Arrive alors une dizaine d'hommes du groupe d'intervention de la police nationale, qui sont à leur tour la cible de coups de feu.
Les hommes du GIPN font évacuer l'immeuble et répliquent aux tirs qu'ils essuient, blessant le forcené, un homme de 30 ans. Le forcené a depuis été hospitalisé pour être opéré, mais ses jours ne seraient pas en danger. Une heure et demi après l'arrivée des premiers policiers, le meurtrier présumé est neutralisé. Il aurait agi "vraisemblablement dans un état de démence", explique la police, qui ajoute qu'en raison de son état de santé, il n'a pas pu être entendu.
Le corps de la mère
Dans l'appartement, les policiers du GIPN, dont il s'agissait de la troisième intervention concernant cet homme, ont retrouvé le corps de la mère, âgée de 56 ans, tuée à l'arme blanche et dont une jambe avait été sectionnée, a précisé le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud. Selon une source policière, le forcené était interné en psychiatrie en Gironde, et bénéficiait d'une permission pour le week-end. Né en République centre-africaine, l'homme a un "passé psychiatrique très lourd", selon son avocat Me Bernard Condat.
En mars 2001, alors qu'il était détenu à la maison d'arrêt de Gradignan après avoir agressé deux policiers et s'être retranché dans un appartement avec une arme, il avait tué un co-détenu, un meurtre pour lequel il avait bénéficié d'un non lieu pour raisons psychiatriques. Des expertises psychiatriques avaient en effet conclu qu'il souffrait de troubles graves et ne pouvait être considéré comme responsable de ses actes. Il avait alors été placé à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, réservé aux malades considérés comme dangereux. Selon les premiers éléments de l'enquête, son régime avait été modifié en juin 2005 mais il était resté à Cadillac "hospitalisé d'office". Il bénéficiait à ce titre de "permissions régulières" qui s'étaient déroulées tout à fait normalement, a précisé le procureur.
(D'après agence)
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