Bilan alourdi, mais les recherches reprennent à Bondy

le 31 octobre 2007 à 12h45 , mis à jour le 31 octobre 2007 à 21h48

Le dernier bilan de l'explosion est d'un mort et 52 blessés. En fin d'après-midi, les recherches ont repris et devraient durer au moins 24 heures.

Les pompiers inspectent les lieux après l'explosion, à Bondy, le 31 octobre 2007Les pompiers inspectent les lieux après l'explosion, à Bondy, le 31 octobre 2007 © LCI
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Bondy : le drame et les questions

Le bilan de l'explosion d'une conduite de gaz, mardi à Bondy, en Seine-Saint-Denis, dans des circonstances encore confuses, a tué une personne et fait 52 blessés, a indiqué mercredi soir le procureur de la République de Bobigny. 32 des blessés étaient toujours hospitalisés. Les jours de deux d'entre eux sont en danger. Outre les victimes connues, deux ou trois personnes ont été "indiquées par certains témoins comme étant sur le lieu de l'explosion" et "ne sont pas réapparues depuis", a annoncé le magistrat, François Molins. "Les opérations de recherches et de déblaiement vont s'attacher à déterminer si ces personnes ne sont pas décédées sur le lieu de l'explosion" où le corps calciné d'une victime a été trouvé mardi et extrait mercredi matin par les pompiers, a-t-il dit ajouté.

Les fouilles, aux abords du restaurant L'Etoile du Centre qui a subi de plein fouet l'explosion, ont repris vers 18h30, selon le commandant Florent Hivert, porte-parole de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Elles devraient durer entre 24 et 48 heures selon un expert mandaté par la justice. Selon le procureur de Bobigny, les travaux de creusement qui ont semble-t-il causé l'explosion devaient se faire sur une profondeur de 60 cm et le plan de ces travaux n'indiquait pas de canalisation à cette profondeur. Le conducteur de la pelleteuse, qui aurait percé la canalisation, "s'est dit très surpris de trouver cette canalisation" et a indiqué "qu'aucune grille jaune signalant la présence de la canalisation ne se trouvait au-dessus de celle-ci", a-t-il souligné.

L'avocat de l'entreprise de travaux publics chargée du chantier a assuré sur Europe 1 que le conducteur était "un grand professionnel" qui "n'a pas commis d'erreur". Surtout, Me Philippe Goossens s'est étonné que GDF ait tardé, selon lui, à couper le gaz dans le secteur, alors que l'alerte avait été donnée immédiatement par l'entreprise de travaux publics. "J'observe que deux heures après (l'explosion), le gaz n'était manifestement pas coupé", a-t-il dit. "Pourquoi ?".

Le procureur de la République a précisé à la presse que les investigations policières portaient aussi sur les conditions de l'explosion qui aurait eu lieu environ un quart d'heure après le début de la fuite, d'après certains témoignages. "Quand on s'est rendu compte que la canalisation avait été touchée, on est parti le plus loin possible en disant aux gens de s'éloigner. Quelques minutes après il y a eu l'explosion, j'ai vu des torches humaines, c'était horrible", a raconté Serge Trompette, un agent immobilier. Dans la matinée, le préfet Claude Baland avait précisé que les victimes de brûlures, étaient "soignées pour les plus graves à Cochin, Saint-Antoine et
Percy
" et "devraient bénéficier de greffes dès (mercredi)". "Les risques liés aux conséquences de la déflagration sur les poumons ne pourront être évalués que dans un second temps" et dans ce cas, "les médecins pourront difficilement se prononcer sur le pronostic de ces malades avant 5 jours", a-t-il souligné. 

La préfecture de la Seine-Saint-Denis a mis en place deux numéros de téléphone à destination des personnes  souhaitant disposer d'informations sur les victimes de l'explosion : 01.41.60.63.53 et 01.41.60.63.59.

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Un autre internaute a filmé la scène de l'explosion alors que l'incendie faisait rage :

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le 31 octobre 2007 à 12:45
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4 Commentaires

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  • DEBUT HENRI, le 31/10/2007 à 19h45

    CE DRAME EST CERTAINEMENT DU A UNE FAUTE HUMAINE. TRAVAILLANT A GDF. JE ME PERMETS DE SIGNALER QUE TOUTES LES ENTREPRISES DE TP TRAVAILLANTS EN FOUILLE A PROXIMITEE D'OUVRAGES, DOIVENT PRELABLEMENT ET OBLIGATOIREMENT FAIRE UNE DECLARATION DE TRAVAUX A TOUS LES OCCUPANT DU SOUS SOL: EDF,EAU,FRANCE TELECOM,ET AUTRES. GENERALEMENT UN BON CONDUCTEUR DE PELLETEUSE DOIT SENTIR UNE RESITANCE A SA MACHINE LORS DE L'ESCAVATION AVEC SON GODET. Y A T-IL EU UNE MAIVAISE INFO OU UN CHANGEMENT DE CONDUTEUR D'ENGIN EN DERNIERE MINUTE? CELA CE PEUT AUSSI. IL EST BIEN DOMAGE QUE DES PERSONNES CE SONT TROUVEES LA, A CE MOMENT. IL DOIT DE TOUTE FACON AVOIR UNE FAUTE HUMAINE QUE CE SOIT COTE DIRIGEANT OU EXECUTANTS.

  • Anne, le 31/10/2007 à 16h35

    Je ne trouve pas les mots pour traduire la peine que je ressens à l'égard des victimes et de leurs familles.

  • Cathy, le 31/10/2007 à 16h19

    Alors que des victimes se trouvent entre la vie et la mort on se dépêche pour trouver un coupable ou se dédouaner...un peu de respet pour les victimes SVP.

  • ALAIN LAMOUR, le 31/10/2007 à 14h41

    Pourquoi n'a ton pas devié le jet de gaz qui arrosait le restaurant a l'aide du godet de la pelleteuse ? LES CONSEQUENCES AURAIENT PEUT-etre été moins dramatiques ?....

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