Chalon-sur-Saône : bus de la compagnie STAC (28 septembre 2007) © TF1/LCIDeux jeunes gens ont été placés en garde à vue mardi à la suite de l'interpellation de plusieurs personnes, dans le cadre de l'enquête sur le bus incendié volontairement jeudi dernier à Chalon-sur-Saône, a-t-on appris mardi soir de source judiciaire. Leur âge n'a pas été précisé. "Il est encore trop tôt pour parler d'incendiaires présumés", a déclaré cette même source, précisant que "des auditions de témoins importants devaient encore être réalisées" et que l'enquête se poursuivait. Certaines personnes interpellées mardi ont "été relâchées". Leur nombre n'a pas été précisé. Le parquet de Chalon-sur-Saône, qui n'a pas commenté l'information, a annoncé qu'il s'exprimerait mercredi, probablement dans l'après-midi.
Jeudi dernier en fin d'après-midi, un autocar de la Stac (Société des transports de l'agglomération chalonnaise) qui transportait principalement une quarantaine de lycéens et de collégiens, avait été volontairement incendié dans le centre-ville. Les passagers avaient pu quitter le véhicule à temps avant que le brasier ne le détruise complètement en quelques minutes. Il n'y avait pas eu de blessé. L'acte avait provoqué une vive émotion à Chalon-sur-Saône (52.000 habitants), une ville peu sujette à ce type de délinquance.
Vive émotion
L'émotion avait été d'autant plus forte que s'ouvrait le même jour à Marseille le procès de deux adolescents accusés de l'incendie d'un bus dans lequel une jeune femme avait été gravement brûlée en 2006. Les conducteurs de la Stac, choqués par cet acte, avaient exercé leur droit de retrait. Aucun bus n'avait circulé le lendemain de l'incident. Depuis, les transports de passagers ont repris. Certains bus consacrés au ramassage scolaire qui empruntent la ligne 1, sur laquelle s'était produit l'incident, sont accompagnés par des véhicules de police. Un agent de la Stac est simultanément présent à bord.
Le procureur de la République de Chalon-sur-Saône, Pierre Denier, avait ouvert une enquête pour "incendie volontaire par moyens dangereux" et dénoncé "un acte extrêmement grave d'origine clairement délictuelle". Des experts avaient été mandatés pour déterminer la nature des moyens employés pour la mise à feu et comprendre pourquoi l'autocar avait pu être entièrement détruit par les flammes en quelques minutes.
(D'après agence)
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