Les dégâts après les échauffourées qui ont éclaté à Saint-Dizier, dans le quartier sensible du Vert-Bois, le 5 octobre 2007 © LCI
Un pompier victime de l'attaque témoigne
Les échauffourées qui ont éclaté jeudi soir à Saint-Dizier, dans le quartier sensible du Vert-Bois, classé en Zone urbaine sensible, ont été minutieusement préparées, d'après les premières constatations présentées vendredi par le procureur de Chaumont. "La technicité dans le mode opératoire, barres à mine et cagoules, nous donne à penser que ces échauffourées n'ont rien de fortuit ou de spontané mais qu'au contraire, elles ont été l'oeuvre d'individus organisés et prêts à en découdre" avec la police et les pompiers, a estimé le procureur.
"Ces faits constituent des crimes passibles de la cour d'assises où leurs auteurs risqueront de 15 à 20 ans de réclusion criminelle", a ajouté le magistrat, en indiquant qu'une enquête en crime flagrant avait été confiée au service régional de police judiciaire de Reims. "Il s'agit de dégradations volontaires commises en bande organisée avec des substances explosives et/ou incendiaires", a encore dit le procureur en promettant "toute la sévérité de la loi" pour les auteurs des déprédations.
80 CRS ont pris position au Vert-Bois
Au total, trois pompiers et un policier de la Brigade anti-criminalité (Bac) ont été légèrement blessés, 41 voitures ont été incendiées ou dégradées, trois immeubles incendiés --la maison des jeunes et de la culture, l'office public HLM et le local d'une agence de location automobile-- et un abribus a été détruit, selon un bilan officiel donné par le directeur de la Sécurité publique de la Haute-Marne, Michel Klein.
Pour assurer la sécurité du quartier, où vivent quelque 13.000 personnes, soit près de la moitié de la population de Saint-Dizier, 80 CRS ont pris position au Vert-Bois, "où ils demeureront le temps qu'il faudra", a ajouté le préfet de la Haute-Marne. Les autorités ont également lancé un appel à témoins pour débusquer les vandales. "J'en appelle au civisme de la population pour que soit rompue cette loi du silence dont les habitants du Vert-Bois sont les premières victimes", a demandé le préfet.
D'après agence
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