Coup de filet antiterroriste dans le sud

le 23 octobre 2007 à 19h55 , mis à jour le 23 octobre 2007 à 20h17

Six personnes, liées à une filière présumée de recrutement et d'acheminement de jihadistes vers l'Irak, ont été arrêtées à Toulouse et dans le Lot.

LCI-TF1/R.Bousquet © LCI-TF1/R.Bousquet

Six hommes, liés à une filière présumée de recrutement et d'acheminement de jihadistes vers l'Irak, ont été arrêtés mardi à Toulouse et dans le Lot et ont été placés en garde à vue à Toulouse. Les cinq premières interpellations ont été effectuées mardi matin à Toulouse, Colomiers, dans l'agglomération toulousaine, et dans le Lot. Il s'agit d'hommes âgés de 25 à 45 ans, tous de nationalité française et dont certains se sont convertis à l'islam. L'un d'entre eux est soupçonné d'avoir formé certains membres, arrêtés en février dans le cadre d'un coup de filet antiterroriste à Toulouse et en Ariège, aux techniques du combat rapproché. Les autres personnes leur auraient apporté une assistance matérielle.

Les perquisitions, qui ont été effectuées à leur domicile, ont été "négatives", mais de "la documentation" a été saisie, a précisé la police. Une sixième personne a été arrêtée mardi après-midi en région toulousaine, mais aucune indication n'a été fournie sur cette interpellation.

Onze personnes déjà arrêtées 

En février, onze personnes, soupçonnées de participation à une filière de recrutement de jihadistes, avaient été arrêtées en Midi-Pyrénées et à Paris tandis que la police belge avait procédé, dans le cadre de la même enquête, à l'arrestation de neuf personnes sur son territoire. Des onze personnes arrêtées en France, six avaient été déférées au parquet. Quatre sont toujours écrouées et les deux autres placées sous contrôle judiciaire. Les cinq autres personnes avaient été remises en liberté.

L'opération avait débuté en France le 12 février avec l'arrestation à Orly de deux hommes expulsés de Syrie. L'enquête, selon le Parquet de Paris, avait permis de mettre au jour "le processus de radicalisation du groupe démantelé, dont les recrues étaient, dans un premier temps, envoyées en Egypte pour apprendre l'arabe et les doctrines du salafisme dans les écoles (madrasas) les plus radicales". Selon le Parquet de Paris, ces personnes gagnaient ensuite "via une cellule en lien avec Al-Qaïda implantée en Arabie saoudite, une filière organisée en Syrie les conduisant en Irak pour commettre des actes terroristes notamment sous forme d'attentats suicides". En Belgique, les arrestations étaient liées au réseau d'acheminement de jihadistes démantelé en France et avaient un "lien indirect" avec la filière empruntée par une jeune kamikaze belge, auteur d'un attentat suicide en Irak en 2005, avait précisé en février le parquet fédéral à Bruxelles.

(D'après agence)

le 23 octobre 2007 à 19:55
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2 Commentaires

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  • Michel, le 23/10/2007 à 21h05

    Avec la justice actuelle, elle serait capable de prononcer un non-lieu. A surveiller.

  • CharlesMartel, le 23/10/2007 à 20h51

    Résultat de trente années de laxisme!Si on avait été moins coulant avec les immigrés lors de leur entrée en France, à qui, entre temps, on a généreusement donné la nationalité française, il y aurait, aujourd'hui, moins de jihadistes à arrêter!

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