Coup de poing dans un Monet : 5 gardes à vue

le 09 octobre 2007 à 21h07 , mis à jour le 09 octobre 2007 à 21h12

Cinq jeunes adultes dont l'un aurait eu accès au musée d'Orsay à Paris "pour des raisons professionnelles" étaient mardi en garde à vue.

TF1/LCI : "Le pont d'Argenteuil", tableau de Monet endommagé d'un coup de poing (7 octobre 2007)"Le pont d'Argenteuil", tableau de Monet endommagé d'un coup de poing (7 octobre 2007) © TF1/LCI

Cinq jeunes adultes étaient mardi en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la dégradation, dans la nuit de samedi à dimanche du Pont d'Argenteuil, un tableau de Claude Monet. Un jeune majeur, dont l'âge n'a pas été précisé, s'est présenté lundi après-midi à la police, affirmant être l'une des personnes entrées par effraction dans le musée et qui ont endommagé le tableau de Monet. Mardi matin, cinq autres jeunes adultes, dont une jeune femme, ont été interpellés dans les Yvelines et placés en garde à vue dans les locaux de la 3ème division de police judiciaire, selon une source judiciaire. La jeune femme a depuis été remise en liberté.

Selon une source proche de l'enquête, les personnes en garde à vue ont reconnu s'être introduites dans le musée, l'une d'elles précisant qu'elle se trouvait alors en état d'ébriété. "D'après les informations dont le ministère dispose, un des cinq responsables aurait eu, pour des raisons professionnelles, connaissance de divers accès au musée. Il aurait utilisé cette information pour s'introduire dans les locaux", écrit la ministre de la Culture, Christine Albanel, dans son communiqué. La ministre exprime également sa "satisfaction" après ces interpellations et "félicite les services de police pour leur réactivité et leur efficacité".

Déchiré sur 10 centimètres

Mardi, les enquêteurs s'interrogeaient toujours sur les circonstances de la dégradation de la toile, déchirée sur environ 10 centimètres. Selon les précisions données dimanche par la ministre, les auteurs de la dégradation "ont fait des saletés un peu partout et ont fini par mettre un coup de poing dans le tableau" avant de s'enfuir, mais "beaucoup d'images des caméras de surveillance du musée pouvaient être exploitées".

Samedi soir, des milliers de personnes se trouvaient dans les rues de Paris pour fêter la "6e nuit Blanche" comptant de nombreux spectacles dans la capitale - dont le musée ne faisait pas partie - et la victoire du XV de France face à la Nouvelle-Zélande en quart de finale de la Coupe du monde de rugby. Le groupe a réussi à entrer par une petite porte donnant sur la rue alors que le musée était fermé. L'alarme s'est aussitôt déclenchée. Le temps que l'équipe de surveillance la localise, la bande a abîmé la toile avant de fuir, mais les gardiens "ont évité des dégâts plus importants", selon Christine Albanel.

(D'après agence)

le 09 octobre 2007 à 21:07
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4 Commentaires

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  • Dida, le 10/10/2007 à 12h35

    C'est scandaleux, non seulement ils agissent en hors la loi mais en plus ils se mettent à dégrader le patrimoine de la France, et surtout une beauté artistique pareille...quelle jeunesse perdue!!!

  • Le gibi, le 10/10/2007 à 09h18

    "Réactivité et éfficacité de la police" ?? Le (présumé) coupable s'est livré lui-même !!

  • J-Yves, le 09/10/2007 à 21h56

    La ministre doit apprendre a lire. Si quelqu'un se presente et se denocne, c'est qu'elle a encore des valeurs morales. Sans elle, la police peut toujours courir... Entre temps, les musees ne sont pas proteges. Bravo pour l'efficacite du ministere.

  • Jacques courcelles, le 09/10/2007 à 21h37

    Faites leur payer la réfection des dommages.

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