La boutique Harry Winston, située avenue Montaigne à Paris © LCILe casse a été préparé dans ses moindres détails. Il est 10h du matin samedi, lorsque trois ou quatre braqueurs cagoulés et armés pénètrent dans la boutique de l'un des plus grands joailliers au monde Harry Winston, située avenue Montaigne à Paris (VIIIe), dans le triangle d'or de la capitale, près des Cartier, Van Cleef et Arpels et autres Bulgari.
Là, les malfaiteurs neutralisent le personnel, sont font ouvrir les coffres, emportant bijoux, parures et montres pour un butin évalué à plus de dix millions d'euros par la police. Les braqueurs "savaient parfaitement où ils allaient", ont souligné les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme.
Les diamants seront vendus "à perte"
Selon un spécialiste, la valeur des bijoux qui seront négociés par les malfaiteurs ne sera pas la même que la valeur de vente en boutique. Les braqueurs vont en effet devoir se tourner vers des receleurs, qui vont démonter les bijoux qui sont, dans leur état actuel, invendables sur le marché officiel ou dans une vente aux enchères. Ce démontage va faire "considérablement baisser" la valeur du butin, ajoute ce spécialiste sous couvert de l'anonymat, puisque les diamants seront vendus "à perte" sur des marchés parallèles.
Il faut remonter au 27 septembre 2004 pour trouver un montant du même ordre dans le vol de bijoux. Ce jour là, deux diamants - d'une valeur de 11,5 millions d'euros - avaient été volés à la Biennale des antiquaires du Louvre à Paris, un butin considéré comme l'un des plus élevés depuis 25 ans.
D'après agence
Harry Winston : nababs, princes et stars de cinéma |
C'est Jacob Winston, le père, qui ouvre la première joaillerie en 1888 à Manhattan, mais c'est son fils Harry qui fit connaître le nom dans le monde entier. Après avoir ouvert sa première boutique à New York en 1920, Harry Winston, décédé en 1978, puis Ronald, son fils aîné, ont installé des boutiques à Genève, puis à Paris (1957), Beverly Hills, Las Vegas, Honolulu, Londres, Tokyo, Hong Kong et même Pékin. L'histoire de Harry Winston se confond avec celle des familles princières, des nababs et des grandes stars du cinéma : vente au shah d'Iran d'une tiare, avec un diamant de rose de 60 carats pour la shabanou Farah en 1958; rachat la même année de la tiare des ducs de Westminster; vente du fameux diamant poire de 61 carats à Richard Buron qui l'offrira à Elizabeth Taylor; prêts de bijoux aux actrices pour les festivals de Cannes ou les cérémonies d'Oscars à Hollywood; rachat des bijoux de la Bégum ou du diamant de Jackie Kennedy, cadeau de l'armateur grec Aristide Onassis. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...



