Immeuble de Lormont où un forcené s'était retranché (7 octobre 2007) © TF1/LCILe geste du forcené de Lormont soupçonné du meurtre de sa mère lors d'une permission dimanche était "imprévisible" du fait de la stabilisation constatée de sa maladie mentale, a estimé lundi le docteur Paul Bonnan, président de la commission médicale de l'établissement. "C'est quelque chose de terrible mais d'imprévisible. Ce patient était stabilisé et n'avait pas de comportement agressif. C'est un grand étonnement par rapport à un patient dont l'équipe médicale n'avait pas observé une quelconque possibilité de passage à l'acte", a déclaré à l'AFP le Dr Bonnan. "Depuis 2005, tous les indices allaient dans le bon sens, autorisant des permissions le week-end, d'abord une fois par mois, puis deux fois par mois", a-t-il ajouté.
Guislain Yakoro, 30 ans, qui avait bénéficié d'un non-lieu pour raison psychatrique après le meurtre d'un co-détenu de la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde) en mars 2001, avait dans un premier temps été admis dans l'unité pour malades difficiles (UMD) de l'hôpital de Cadillac. Courant 2005, il avait toutefois quitté cette unité spécialisée pour être dirigé vers une "hospitalisation d'office" en régime général et il bénéficiait, depuis Noël 2005, de permissions de sortie régulières en famille pour le week-end, a-t-on appris de sources concordantes.
Demande de sortie définitive
Le docteur Florence Bui, médecin inspecteur de santé publique à la Ddass de Gironde, a confirmé que Guislain Yakoro n'avait plus de "comportement agressif". Une demande de sortie définitive avait d'ailleurs été faite par l'équipe médicale de l'hôpital fin 2006, a-t-elle indiqué. Cette demande, dont l'examen était toujours en cours au moment des faits, n'aurait pu toutefois être accordée puisque le premier des deux rapports d'experts reçu par les autorités n'y était "pas favorable", a-t-elle précisé.
Dimanche matin, Guislain Yakoro a été neutralisé par des hommes du GIGN devant un appartement dans lequel a été retrouvé le corps de sa mère, tuée à l'arme blanche et dont une jambe avait été sectionnée.
(D'après agence)
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