Le collège Pablo Neruda de Pierrefitte © TF1Deux jours après l'agression au poignard du principal adjoint du collège Pablo Neruda, l'émotion reste vive à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis. Lundi matin, le principal de l'établissement a réuni l'équipe enseignante et les cours n'ont finalement repris qu'en début d'après-midi. Quant à la réunion réclamée dimanche soir par Nicolas Sarkozy sur la sécurité de ce collège, elle sera organisée mardi matin à l'Inspection d'académie de Bobigny en présence du ministre de l'Education, du préfet et du président du Conseil général.
L'Education nationale "ne se laissera pas intimider par des voyous", a prévenu lundi le recteur d'académie. Le président du Conseil général, Hervé Bramy (PCF), a pour sa part souhaité travailler "sur une base de dialogue conjoint" avec l'Education nationale, mais "jusqu'où faut-il aller ?" dans la sécurisation, s'est-il demandé.
La victime toujours hospitalisée
En 2006, le Conseil général a effectué dans ce collège pour 120.000 euros de travaux de sécurisation après deux incidents sérieux : jets de cocktail Molotov et voiture-bélier incendiée. Des caméras surveillent notamment l'entrée de ce collège de 550 élèves, classé ZEP en zone prévention violence.
Samedi soir, le principal adjoint, qui vit sur place dans un appartement de fonction, a été grièvement blessé à l'abdomen par un agresseur qui lui a porté un coup avec un couteau de cuisine d'environ 25 cm, alors qu'il avait surpris une ou plusieurs personnes dans l'enceinte du collège, derrière un bâtiment. Hospitalisé dans un état grave à Clichy, le fonctionnaire "a récupéré sa conscience", selon le recteur qui s'est dit "plutôt rassuré" sur son état. Il n'a pas encore été entendu par les enquêteurs, qui attendent un feu vert médical.
| Grève dans des écoles de Grigny après des agressions |
Les enseignants de la plupart des écoles de Grigny, dans l'Essonne, étaient en grève lundi après que deux d'entre eux eurent été agressés et se furent fait voler leurs voitures ces dernières semaines dans un quartier sensible de la ville. Selon le directeur de l'école du Buffle, située dans le quartier de la Grande-Borne, dans lequel ont eu lieu ces agressions, les enfants pouvaient toutefois être accueillis mais les cours n'étaient pas assurés. |
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