Image d'archives © TF1L'Arche de Zoé toujours dans la tourmente. Un couple des Pyrénées-Orientales qui devait accueillir l'un des enfants que l'Arche de Zoé entendait transférer en France depuis le Tchad a porté plainte contre l'association, dont il dénonce les pratiques dans une interview publiée vendredi par le quotidien L'Indépendant. Ce couple, qui a requis l'anonymat, a déposé plainte pour escroquerie après avoir versé 2 400 euros à l'association. Il affirme avoir été averti au dernier moment qu'il n'avait finalement pas été retenu parmi les familles d'accueil initialement sélectionnées. Le parquet de Perpignan a transmis la plainte au parquet de Paris, où a été ouverte fin octobre une information judiciaire contre X visant les activités de l'Arche de Zoé.
"Ce partage d'enfants est révoltant. Ils nous ont menti de A à Z et ont tout fait pour nous affaiblir psychologiquement, pour qu'on ne fasse pas de scandale et qu'on dénonce leur mécanisme sectaire", a affirmé le couple à L'Indépendant. "On était dans une démarche de sauvetage et sensible à la notion d'accueil et pas d'adoption dans la mesure où nous avons déjà des enfants", a-t-il expliqué, sous couvert d'anonymat par crainte d'éventuels "pression et harcèlement" des familles continuant à soutenir l'Arche de Zoé.
L'association a tenté d'organiser le transfert de 103 enfants vers la France, le 25 octobre, mais les autorités tchadiennes ont bloqué l'avion qui devait procéder à l'opération peu avant le décollage à Abéché (est du Tchad). Neuf Français - des membres de l'Arche de Zoé et trois journalistes - ont été inculpés et écroués au Tchad pour "enlèvement de mineurs" et "escroquerie". Les sept Espagnols de l'équipage de l'avion qui devait transporter les enfants en France, un pilote belge qui les a acheminés à Abéché depuis la frontière tchado-soudanaise, et deux responsables tchadiens, tous sous mandat de dépôt, sont poursuivis pour "complicité".
(D'après agence)
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