L'immeuble où a eu lieu l'explosion de gaz le 30 octobre 2007 à Bondy, en Seine-Saint-Denis © TF1/LCI/DRAlors que l'explosion d'une conduite de gaz à Bondy, en Seine-Saint-Denis, a fait un mort et 52 blessés il y a presque une semaine, huit personnes étaient encore entre la vie et la mort lundi, selon une source judiciaire. "Pour huit personnes, victimes de brûlures aux 2e et 3e degrés, le pronostic vital reste engagé, les médecins ne peuvent pas encore se prononcer", a précisé cette personne, alors que les autorités avaient fait état mercredi d'une dizaine de blessés graves, dont deux pour lesquels le pronostic était réservé. Selon cette même source, 28 personnes étaient encore hospitalisées lundi, dont huit dans un état préoccupant, l'un d'elles étant brûlée au 3e degré sur 75% du corps.
"A ce jour, 24 des 52 blessés sont sortis de l'hôpital, et une 25ème personne sortira mardi", a-t-on ajouté de même source. Selon elle, "les médecins faisaient vendredi état d'un pronostic vital engagé dans le cas de neuf personnes".
Un père de 56 ans tué
L'explosion a d'ores et déjà tué une personne, un homme de 56 ans, père de trois enfants. Ses obsèques se dérouleront mercredi à 15h au cimetière intercommunal de Bondy, selon le rite musulman, a précisé Gilbert Roger, maire PS de Bondy. Cet employé de Bricorama, d'origine grecque et habitant à Bondy, déjeunait au restaurant L'Etoile du Centre lorsqu'il a été tué dans l'explosion, déclenchée par la perforation accidentelle d'une canalisation de gaz, mardi vers 13h30. Son corps calciné, découvert mardi soir, avait été extrait mercredi matin par les pompiers.
Au sujet de l'enquête, une expertise est en cours afin de déterminer, grâce notamment à des relevés topographiques, la profondeur exacte de la canalisation percée et celle des travaux engagés. Gaz de France a réfuté jeudi toute erreur de sa part, affirmant avoir respecté la réglementation. Selon GDF, dont un cadre a été entendu par les enquêteurs, de nouvelles canalisations avaient été installées en mars 2007 à la demande de la mairie pour permettre des travaux de voirie. Elles avaient été "enterrées réglementairement à 80 cm de profondeur" et un "grillage jaune avait été déposé 20 cm au-dessus", assure GDF, contredisant sur ces deux points le témoignage du conducteur de la pelleteuse.
(D'après agence)
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