Image d'archives © TF1Les faits avaient été à l'origine d'un début de mutinerie dans la prison de Mulhouse le week-end dernier. Environ 80 détenus avaient refusé pendant trois heures de regagner leurs cellules et des tapis avaient été brûlés. Le calme était revenu après l'intervention de la police. L'administration pénitentiaire avait alors évoqué une rumeur "infondée" selon laquelle un détenu hospitalisé pour des problèmes de diabète serait décédé. Pas si infondée que ça, finalement, puisque la famille de Rachid Mekni, un détenu diabétique de la prison tombé dans le coma dans la nuit de vendredi à samedi alors qu'il se trouvait au "mitard", a déposé plainte contre l'administration pénitentiaire.
Le procureur a annoncé l'ouverture d'une enquête, a précisé Nadia Mekni, soeur aînée de ce jeune homme de 19 ans. "Les médecins nous ont dit que ses jours étaient en danger et que, même s'il se réveillait, il y aurait des séquelles", a-t-elle ajouté. Parmi les vérifications ordonnées, le parquet souhaite notamment vérifier "la compatibilité pour quelqu'un d'insulino-dépendant avec un séjour en quartier disciplinaire", a déclaré le procureur.
Une surdose d'insuline
Placé en cellule disciplinaire, Rachid Mekni devait recouvrer la liberté dans trois mois après avoir purgé un an de détention pour des actes de petite délinquance. Le jeune homme aurait été victime d'une crise d'hypoglycémie qui pourrait être due à une surdose d'insuline, le détenu ayant été autorisé par le médecin de la prison à conserver son traitement. Plus de douze heures se seraient écoulées, selon la plaignante, entre le début de la crise et le transfert à l'hôpital.
L'administration pénitentiaire nie toute faute. Interrogée lundi soir par la presse alors qu'elle se trouvait à Colmar, la Garde des Sceaux Rachida Dati a répondu qu'elle ne constatait pas de dysfonctionnement dans cette affaire "pour l'instant".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



