Les proches d'un détenu dans le coma portent plainte

le 06 novembre 2007 à 11h54 , mis à jour le 06 novembre 2007 à 18h35

Des détenus ont refusé samedi après la promenade de regagner leurs cellules et ont mis le feu à des vêtements à l'intérieur de leur gymnase.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Les faits avaient été à l'origine d'un début de mutinerie dans la prison de Mulhouse le week-end dernier. Environ 80 détenus avaient refusé pendant trois heures de regagner leurs cellules et des tapis avaient été brûlés. Le calme était revenu après l'intervention de la police. L'administration pénitentiaire avait alors évoqué une rumeur "infondée" selon laquelle un détenu hospitalisé pour des problèmes de diabète serait décédé. Pas si infondée que ça, finalement, puisque la famille de Rachid Mekni, un détenu diabétique de la prison tombé dans le coma dans la nuit de vendredi à samedi alors qu'il se trouvait au "mitard", a déposé plainte contre l'administration pénitentiaire.

Le procureur a annoncé l'ouverture d'une enquête, a précisé Nadia Mekni, soeur aînée de ce jeune homme de 19 ans. "Les médecins nous ont dit que ses jours étaient en danger et que, même s'il se réveillait, il y aurait des séquelles", a-t-elle ajouté. Parmi les vérifications ordonnées, le parquet souhaite notamment vérifier "la compatibilité pour quelqu'un d'insulino-dépendant avec un séjour en quartier disciplinaire", a déclaré le procureur.

Une surdose d'insuline

Placé en cellule disciplinaire, Rachid Mekni devait recouvrer la liberté dans trois mois après avoir purgé un an de détention pour des actes de petite délinquance. Le jeune homme aurait été victime d'une crise d'hypoglycémie qui pourrait être due à une surdose d'insuline, le détenu ayant été autorisé par le médecin de la prison à conserver son traitement. Plus de douze heures se seraient écoulées, selon la plaignante, entre le début de la crise et le transfert à l'hôpital.

L'administration pénitentiaire nie toute faute. Interrogée lundi soir par la presse alors qu'elle se trouvait à Colmar, la Garde des Sceaux Rachida Dati a répondu qu'elle ne constatait pas de dysfonctionnement dans cette affaire "pour l'instant".

D'après agence

le 06 novembre 2007 à 11:54
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8 Commentaires

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  • Yves, le 06/11/2007 à 15h37

    Mais qu'a t il fait pour etre mis au mitard?? il y a traitement de faveur pour les diabetiques qui ne respectent pas les regles en prison???

  • Pascal, le 06/11/2007 à 14h56

    Certains vont encore fantasmer les prison de luxe avec télé 16:9ème, plats chauds et fauteuils capitonnés. Et on, on peut aussi crever au mitard...mais ça ne doit pas trop les géner, vu le mépris pour la vie humaine qu'ont certains abrutis (et ils votent en plus!). Pauvre, pauvre, pauvre France.

  • Moi, le 06/11/2007 à 13h24

    Le mitard est une punition au sein de l'administration pénitentiaire, cela veut donc dire que le comportement de ce détenu laissait à désirer. On lui a tout de même laissé son traitement, qu'il devait vraissemblalement prendre lui même. si il y a eu surdose, c'est que l'erreur vient directement de lui! Alors pourquoi toujours vouloir trouver d'autres coupables? Pour gagner de l'argent?

  • Nico, le 06/11/2007 à 13h05

    "le détenu ayant été autorisé par le médecin de la prison à conserver son traitement" Donc, il a fait ça tout seul ? Ou est le problème ?

  • Stéph@ne, le 06/11/2007 à 12h54

    Il faut arréter d'accabler les matons, ce gars n'est sans doute pas un ange surtout si il s'est retrouvé au mitard. Les matons ne sont pas des médecins et je ne vais pas le plaindre. Plein soutien à l'adminstration pénitenciaire.

  • Françoise, le 06/11/2007 à 12h52

    Cellule disciplinaire ou cellule d'isolement, ce n'est pas la même chose. Donnez la juste info. En cellule d'isolement, le détenu dispose de toutes ses affaires mais il ne peut pas assister aux activités collectives. Le "mitard" est une cellule de punition où il n'y a qu'un lit et un tabouret scellés au sol et un wc turc avec une petite larme d'eau qui coule sans cesse. J'ai visité plusieurs établissements et ça sentait la "pisse" au couloir des "mitards", merci Rachida pour votre humanité et votre entêtement à ne pas vouloir entendre ce que l'on vous dit. Françoise

  • Bonzo, le 06/11/2007 à 12h51

    Pourquoi ils contestent ??? De toutes façons, ils ont tort ! C'est une règle de base. Face à la délinquance, les autorités ont TOUJOURS tort. Faut s'y faire...

  • Françoise, le 06/11/2007 à 12h40

    Que fait un détenu malade (insolino-dépendant) en cellule disciplinaire ? A Seysses, un détenu atteint du SIDA était placé au mitard, une bénévole AIDES l'a rencontré et on lui a interdit depuis l'accès à l'établissement. Ce n'est plus de l'arbitraire mais un traitement inhumain "voire barbare" digne des années noires de notre Histoire. Rien d'anormal selon la Ministre ? Le futur inspecteur des lieux de privation de liberté a du souci à se faire !!! Il va se voir interdit de parole très vite au vu de la loi !!!!! Françoise

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