Le tribunal d'Ajaccio mitraillé

le 15 novembre 2007 à 06h42 , mis à jour le 15 novembre 2007 à 06h51

Les préfabriqués qui hébergent provisoirement le tribunal étaient vides au moment de l'attentat. Au même moment, un autre attentat a été déjoué à Olmeto.

Mitraillage du tribunal d'Ajaccio, le 15 novembre 2007Mitraillage du tribunal d'Ajaccio, le 15 novembre 2007 © LCI

Nuit mouvementée en Corse. A quelques minutes d'intervalle, un attentat a eu lieu à Ajaccio et un autre a été déjoué à Olmeto. Vers 23h, le tribunal d'Ajaccio a été mitraillé. Ce sont des balles de fort calibre, vraisemblablement tirées avec  un pistolet-mitrailleur, qui ont traversé de part en part des meubles et des  bureaux, au premier étage des préfabriqués qui hébergent provisoirement le  tribunal et étaient vides au moment de l'attentat. "Les CRS en faction devant le tribunal ont entendu une première rafale tirée  à partir d'une voiture de type VW Golf occupée par trois personnes, puis une  seconde, à partir de la même voiture qu'ils ont pris en chasse mais ont  rapidement perdu de vue", a déclaré le procureur de la République.
 
Quelques minutes avant le mitraillage du tribunal, un couple d'enseignants continentaux qui avait choisi de prendre sa retraite en Corse a découvert une charge explosive de 20kg composée de nitrate et de fuel  posée contre la maison qu'il occupe, à Olmeto, en Corse-du-sud. L'enquête sur cette tentative d'attentat a été confiée à la brigade de  gendarmerie de Sartène dont dépend le village d'Olmeto.

Dati en Corse vendredi
 
L'attentat d'Ajaccio intervient à un peu plus de 24 heures de la visite que doit  effectuer dans l'île le Garde des Sceaux, Rachida Dati, dont le précédent  déplacement, il y a quelques semaines, avait aussi coïncidé avec le mitraillage  d'un tribunal, à Sartène, en Corse-du-sud. "On ne peut pas s'empêcher de faire le rapprochement avec la visite du  ministre de la Justice mais il faut attendre une revendication", a commenté le procureur de la République.

Mais il rappelle aussi que cet attentat coïncide aussi avec la date  anniversaire de la mort du nationaliste corse Jean-Baptiste Acquaviva. Selon le  magistrat, cet anniversaire est souvent commémoré dans l'île de manière  violente. La police judiciaire d'Ajaccio a été saisie de l'enquête et a recensé cinq impacts au cours de ses premières constatations. Aucune revendication n'a encore été formulée et aucune inscription  découverte. Une escouade de CRS a été dépêchée sur les lieux de l'attentat.

D'après agence

le 15 novembre 2007 à 06:42
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