Un millier d'hommes déployés à Villiers-le-Bel mardi soir © TF1/LCISi la nuit de mardi a finalement été plutôt calme à Villiers-le-Bel, malgré quelques incendies de voitures et de poubelles (lire notre article), l'équilibre reste fragile, préviennent les forces de l'ordre. D'où la décision du Premier ministre et de la ministre de l'Intérieur de maintenir "l'effort". Mardi, la ville était quadrillée par 1.000 fonctionnaires de police et survolée par un hélicoptère doté d'un projecteur ultra-puissant. Même dispositif donc ce mercredi soir. Et ce "tant que ce sera nécessaire", a promis Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, qui s'est de nouveau rendue mercredi soir à Villiers-Le-Bel.
A 23h, un calme tendu régnait sur la ville. La préfecture du Val d'Oise avait "seulement" dénombré "quelques feux de poubelles et de véhicules" en début de soirée, et 3 personnes avaient été interpellées. Aucun attroupement n'était visible et tous les commerces étaient fermés. Les forces de police patrouillaient en nombre les rues de la ville, à pieds, en camionnettes ou en voitures, particulièrement aux abords des grands ensembles et l'hélicoptère de la gendarmerie fouillait de son projecteur certaines zones. Un internaute de LCI signalait des voitures et poubelles brûlées à Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise.
"Ce ne sont pas les délinquants qui feront l'agenda"
Les syndicats de policiers, reçus mercredi dans la matinée place Beauvau, ont notamment eu accès au bilan de la nuit de mardi à mercredi, dans les banlieues. Ce bilan, selon ces syndicats, a fait état de 138 véhicules brûlés en France et du chiffre de 20 policiers blessés, un bilan jugé, par ces sources, "classique" et "plutôt courant". Lundi soir, 82 policiers avaient été blessés, dont 4 grièvement et certains par armes à feu, et dimanche une quarantaine.
Accusé par l'opposition d'avoir laissé les banlieues à l'abandon, le gouvernement a dit mardi "tout faire" pour éviter une propagation des violences et travailler "d'arrache-pied" pour présenter le 22 janvier son plan en faveur des quartiers défavorisés, sans bousculer son agenda. "Ce ne sont pas les délinquants qui tirent sur la police qui feront l'agenda de la République", a lancé le Premier ministre aux députés.
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