Incendie dans un garage à Paris © TF1/LCI
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Les soldats du feu sont en deuil. Deux pompiers âgés de 23 et 21 ans sont morts, pris au piège dans les décombres d'un garage automobile après un violent incendie vendredi qui a provoqué l'effondrement d'une partie du bâtiment, dans le XIXe arrondissement de Paris. Quelques heures après l'annonce du décès du caporal-chef Matthieu Mercier, 23 ans, retrouvé mort au moment de sa localisation sous les décombres, la préfecture de police de Paris a annoncé samedi matin que le caporal Ludovic Martin, 21 ans, était décédé "à l'hôpital, des suites de ses blessures".
Ce pompier, qui faisait partie comme son collègue des équipes de reconnaissance dépêchées sur les lieux du sinistre, avait été retrouvé sous les décombres, dans un état grave, avec de multiples fractures, vendredi avant 20 heures. Il n'avait été dégagé qu'après neuf heures d'efforts, dans un contexte rendu dangereux par l'enchevêtrement de tôles et de béton dans le garage automobile, selon le capitaine Michel Cros, porte-parole des pompiers. Aucune autre victime n'a été recensée à l'exception des deux soldats du feu.
Explosion d'un véhicule
Nicolas Sarkozy a exprimé son "émotion" et "ses plus sincères condoléances" aux familles et aux proches des victimes, qui étaient célibataires. "Une fois de plus, la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris paie un très lourd tribut dans l'accomplissement de ses missions au service des citoyens", a déclaré le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui a exprimé son "immense émotion".
Les deux pompiers avaient été ensevelis sous un mur qui s'est effondré dans l'incendie du bâtiment, situé 16 rue Riquet, dans le XIXe arrondissement à Paris, près de la place Stalingrad.
Le sinistre s'est déclaré vers 17 heures pour une raison qui reste indéterminée. "A priori, l'origine est accidentelle", a déclaré samedi une source policière, sans autre précision. La préfecture de police avait indiqué dès vendredi que l'incendie avait provoqué l'explosion d'un véhicule dans le garage automobile. Un riverain avait affirmé vendredi soir avoir entendu "deux, trois détonations".
Enquête
A l'arrivée des pompiers, le bâtiment d'une superficie de 600 m2 au sol, était "totalement embrasé sur cinq étages", selon le capitaine Cros. Deux cents pompiers sont intervenus avec plus de 50 engins de secours et dix lances incendie, maîtrisant le feu en moins de deux heures. Vers minuit, sept heures après le début du sinistre, une épaisse fumée se dégageait encore du bâtiment, tandis que la rue Riquet était recouverte d'une épaisse couche de mousse anti-inflammable, a constaté un journaliste.
Le travail des pompiers pour retrouver leurs collègues a été rendu très délicat par l'état du bâtiment, "une façade ou un étage" menaçant de s'effondrer "à tout moment", selon le capitaine Cros, qui a qualifié les opérations de "course contre la montre". L'enquête a été confiée à la deuxième DPJ (division de la police judiciaire). "C'est, semble-t-il, totalement accidentel, maintenant ce sera à l'enquête judiciaire de donner davantage de précisions", a expliqué Michèle Alliot-Marie à l'issue d'un séminaire sur l'Europe à Matignon. (D'après agence)
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