Collision TGV-camion dans l'Ain : un mort

le 19 décembre 2007 à 10h17 , mis à jour le 19 décembre 2007 à 22h37

Le Paris-Genève a percuté un camion à Tossiat. Le conducteur du poids lourds a été tué, 34 passagers sont blessés.

Le chauffeur du camion a été tué dans la collision/TF1Le chauffeur du camion a été tué dans la collision © TF1
Ce qu'il s'est passé

Un TGV Paris-Genève a percuté mercredi matin un poids lourd en convoi exceptionnel sur un passage à niveau, à Tossiat, dans l'Ain, tuant son chauffeur et faisant dans la rame 35 blessés légers, dont le conducteur du train. La collision s'est produite à 9h20, près de la gare de "la Vavrette", alors que le TGV 6561, transportant 160 passagers, "roulait à environ 100 km/heure" sur une "ligne classique", où la vitesse est limitée à 160 km/heure, et non sur une ligne TGV, a affirmé la SNCF.
 
"Le TGV venait de repartir de la gare de Bourg-en-Bresse en direction de Genève et roulait à environ 100 km/h. Le camion s'est engagé sur le passage à niveau alors que la barrière était levée", a précisé Pascal Gauci, directeur de cabinet à la préfecture de l'Ain. "Le camion s'est immobilisé pour une raison indéterminée et les barrières se sont refermées avant qu'il n'ait pu se dégager", a-t-il ajouté. "Le choc a été violent. Les plafonds se sont écroulés", a déclaré à l'AFP une dame d'une quarantaine d'années assise dans la première voiture du TGV.

Huit blessés, dont le conducteur du train, ont été évacués vers les hôpitaux de la région, les autres étant soignés par les pompiers dans un poste médical avancé, selon la préfecture. La violence du choc a pulvérisé le "convoi exceptionnel de travaux publics", selon la préfecture, et privé de son nez la motrice du TGV, dont la partie avant gauche a été complètement enfoncée. Selon la SNCF, la collision a provoqué le déraillement de l'avant du TGV, qui a sans doute freiné juste avant l'accident.

Le convoi exceptionnel n'aurait pas dû se trouver là
 
Le plan rouge a été rapidement déclenché par la préfecture. 80 pompiers, une centaine de gendarmes, deux hélicoptères et trois équipes du Samu ont été dépêchés sur place. "J'étais sur le parking, j'ai vu le chauffeur du TGV descendre. Je lui ai donné ma veste, je l'ai forcé à s'allonger. J'ai demandé à tout mon personnel d'intervenir", a raconté Rodolphe Eznack, le directeur d'une usine voisine, qui a accueilli des passagers indemnes. Les 126 passagers indemnes devaient être acheminés vers la gare de Bellegarde-sur-Valserine (Ain) pour poursuivre leur voyage.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a demandé qu'une "enquête technique soit effectuée par le Bureau d'Enquêtes Accidents des transports terrestres pour déterminer les causes de l'accident". Dans un communiqué, M. Bussereau et le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo ont exprimé "leur compassion aux familles des victimes". Un numéro vert a été mis en place pour les familles des victimes: 0800 120 821.

La présidente de la SNCF a estimé mercredi soir sur France 5 que l'enquête "dira pourquoi un camion, un convoi exceptionnel s'est trouvé sur cette voie départementale au moment où passait ce TGV". Elle a souligné que le TGV n'était pas sur un tronçon à grande vitesse "puisqu'il n'y a pas de passage à niveau sur des voies à grande vitesse" et qu'il circulait à une vitesse "autour d'une centaine de km/h". Mais déjà une source judiciaire a affirmé mercredi soir que ce convoi exceptionnel n'aurait pas dû se trouver là, car l'arrêté préfectoral autorisant sa circulation prévoyait un trajet par la route nationale voisine. Les auditions en cours, dont celle du conducteur de la "voiture pilote", n'ont pas encore permis d'établir la raison pour laquelle les véhicules n'ont pas suivi l'itinéraire prévu, a ajouté cette source.

(D'après agence)

 

(D'après agence)

le 19 décembre 2007 à 10:17
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • BARBEY Jacques, le 19/12/2007 à 11h17

    Est-ce bien acceptable que les voies TGV traversent des voies routières au lieu de les enjamber comme c'était prévu au départ par la SNCF. Cette dernière, donc l'Etat a sacrifié la sécurité et la vie des consommateurs au bénéfice du profit.

  • Franck, le 19/12/2007 à 11h05

    Qu'est-ce que vous en savez, Jean Yves, si le conducteur a accéléré ou pas !! Peut-être y a t-il eu un problème de fonctionnement du signal ! Alors ne dites rien si vous ne savez pas ! Au lieu de porter hativement un jugement !

  • Lepinay, le 19/12/2007 à 11h05

    Il est inadmissible que des passages à niveau automatiques subsistent sans surveillance, sans barriere infranchissable Il faut rétablir les barrieres et gardes-barrieres d'antan tant que les passages "à niveau existeront"!!!! le risque zéro n'existe pas mais certains risques peuvent être éliminés cet accident a peut-être une autre cause?

  • Legrand, le 19/12/2007 à 10h47

    Bon courage aux pompiers, forces de l'ordre et autorités pour ce plan rouge.

  • J-Yves, le 19/12/2007 à 10h38

    Quoi de plus normal, quand le signal de passage a niveau arrive, les conducteurs accelerent au lieu de s'arreter.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience