Le couple arrêté a participé aux homicides

le 06 décembre 2007 à 06h11 , mis à jour le 06 décembre 2007 à 10h29

L'Intérieur parle de "faisceau d'indices concordants" qui permettent d'en conclure à leur responsabilité dans la mort des gardes civils espagnols.

Les deux membres présumés d'ETA au cours d'un transfert après leur arreststaion mercredi 5 décembre en LozèreLes deux membres présumés d'ETA au cours d'un transfert après leur arreststaion mercredi 5 décembre en Lozère © TF1/LCI

Le ministère de l'Intérieur parle d'un "faisceau d'indices concordants". Le couple arrêté mercredi en Lozère a, selon lui, participé aux homicides de deux gardes civils espagnols à Capbreton". Dans un communiqué, la place Beauvau précise que ces indices sont des "similitudes physiques, des éléments balistiques et des traces d'ADN". "Les recherches se poursuivent pour retrouver le troisième homme", poursuit le texte.

Les deux personnes arrêtées, identifiées comme étant des membres de l'ETA, n'ont cependant pas avoué l'agression, a-t-on précisé à Reuters de source policière. La radio espagnole Cadena Ser avait auparavant annoncé que les deux suspects avaient avoué. La femme interpellée est Saoia Sanchez Iturregi, surnommée Hintza, l'un des membres d'ETA les plus recherchés d'Espagne. Son compagnon est Asier Bengoa Lopez de Armentia, un dirigeant de l'organisation basque arrêté en avril 2003 en Espagne et remis en liberté en novembre 2006. Saoia Sanchez Iturregi a été identifiée grâce à ses empreintes digitales. Actuellement à Montpellier, le couple doit être transféré jeudi à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT), à Paris.
 
Abattus dans leur voiture
 
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, a indiqué qu'elle recevrait l'ensemble des services de gendarmerie et de police qui ont permis "d'arrêter et de confondre les deux etarras" pour les féliciter. Les deux gardes civils espagnols ont été abattus samedi par deux hommes et une femme. Le drame a provoqué une vive émotion en Espagne, où une très importante manifestation de protestation contre ETA a réuni gauche et droite, pour la première fois depuis 2003.
 
Les deux gardes civils se trouvaient en France pour une mission de renseignements classique visant ETA, effectuée conjointement avec les Renseignements généraux français. Ils sont tombés fortuitement sur les etarras présumés alors qu'ils venaient boire un café dans la cafétéria d'une grande surface de Capbreton. Ils ont été abattus dans leur voiture sur le parking au moment de repartir.
 

(Avec agences)

le 06 décembre 2007 à 06:11
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