Gardes civils tués: le couple reconnaît être de l'ETA

le 06 décembre 2007 à 19h09 , mis à jour le 06 décembre 2007 à 19h26

Selon le procureur, les enquêteurs soupçonnent la jeune femme d'être l'auteur des coups de feu qui ont tué les deux policiers espagnols à Capbreton.

Asier Negoa Lopez de Armentia et Saioa Sanchez IturregiAsier Negoa Lopez de Armentia et Saioa Sanchez Iturregi © DR

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Le couple de membres de l'ETA interpellé en Lozère mercredi a été transféré jeudi à Paris. La police antiterroriste doit tenter de déterminer s'il a participé aux homicides de deux gardes civils espagnols samedi, à Capbreton, dans les Landes. Si le ministère de l'Intérieur considère comme avérée leur implication dans ce crime (Voir notre article), le procureur Jean-Claude Marin se montre beaucoup plus prudent et n'a parlé que d'une "possibilité".
 
Les deux gardes civils espagnols, Raul Centeno et Fernando Trapero, ont été abattus samedi par deux hommes et une femme. "Il est beaucoup trop tôt pour affirmer catégoriquement qu'ils seront mis en examen dans la procédure d'assassinats", a dit Jean-Claude Marin. Ils sont pour l'instant en garde à vue à la sous-direction antiterroriste près de Paris, mais dans le cadre de l'enquête sur une tentative de vol de véhicule, commis à Périgueux lundi et non dans l'enquête sur Capbreton. Les recherches se poursuivent pour retrouver au moins le troisième homme du commando, disent le ministère de l'Intérieur et le parquet.
 
Les deux suspects arrêtés n'ont pas avoué le double meurtre comme le prétendait la presse espagnole mais ont reconnu leur appartenance à ETA, a dit le magistrat. Ils sont identifiés formellement : il s'agit de Asier Bengoa Lopez de Armentia, 31 ans , un dirigeant de l'organisation basque arrêté en avril 2003 en Espagne et remis en liberté en novembre 2006 et de Saoia Sanchez Iturregi, 26 ans, identifiée grâce à ses empreintes digitales. Des expertises balistiques et génétiques semblent les relier aux tueurs, mais elles ne permettent pas de les confondre totalement pour le crime, estime Jean-Claude Marin. Les premiers éléments balistiques recueillis laissent penser que c'est la femme du commando qui aurait abattu de trois coups de feu les deux gardes civils espagnols alors qu'ils se trouvaient dans leur véhicule.

 

(Avec agences)

le 06 décembre 2007 à 19:09
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