Le lieu de la fusillade entre des membres présumés de l'ETA et des gardes civiles espagnols, le 1er décembre 2007 © LCI 
La police sur la piste des tueurs présumés de l'ETA
Deux gardes civils effectuaient une opération de surveillance commune avec les renseignements généraux français sur des personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation séparatiste basque ETA, lorsqu'ils ont été visés par des individus armés, samedi matin à Capbreton dans les Landes. L'un d'eux est mort et l'autre a été grièvement blessé. Les deux hommes ont été atteints par des balles tirées à bout portant alors qu'ils s'apprêtaient à monter dans leur voiture appartenant au ministère de l'Intérieur français, vers 9h30. Deux hommes et une femme, qui ont pris la fuite dans une voiture immatriculée en Gironde, sont activement recherchés et le plan Epervier a été déclenché.
Au cours de leur cavale, ils ont pris en otage une femme qu'ils ont libérée par la suite. Elle a été attachée pour permettre à ses ravisseurs de prendre la fuite. Après avoir réussi à se défaire de ses liens, la femme a rejoint la gendarmerie la plus proche, à Saucats. "Après la fusillade, les etarras présumés ont pris la fuite à bord d'un véhicule immatriculé en Gironde qu'ils ont rapidement abandonné dans le centre de Capbreton pour s'emparer d'un autre véhicule, conduit par une femme avec laquelle ils sont partis", a expliqué le parquet de Paris.
Si la piste de l'organisation basque se confirmait, il s'agirait du crime le plus grave jamais perpétré par ETA en France en 40 ans de lutte armée pour l'indépendance. L'ETA utilise essentiellement la France comme base arrière pour cacher ses militants et ses arsenaux et les faits les plus graves commis sur le territoire français sont surtout de nombreux vols d'armes et d'explosifs, ainsi que des poses de bombes qui n'avaient fait que des dégâts matériels.
D'après agence
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