Les funérailles à Madrid d'un garde civil abattu à Capbreton (2 décembre 2007) © TF1/LCIAprès la thèse de la "rencontre fortuite" évoquée samedi par Michèle Alliot-Marie, le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a apporté dimanche à la radio Cadena SER de nouveaux éléments susceptibles d'expliquer le drame de Capbreton. Deux gardes civils espagnols, dont l'un est décédé et l'autre a été grièvement blessé, ont été la cible de coups de feu tirés samedi matin sur le parking d'une cafétéria de la station balnéaire. Selon l'Intérieur espagnol, les tireurs formaient peut-être un commando de l'ETA qui préparait des attentats.
Alfredo Perez Rubalcaba a précisé que la police française menant l'enquête avait découvert 300 grammes de chlorate, pouvant servir à la fabrication d'explosifs, dans une voiture utilisée dans leur fuite par les meurtriers. Le ministre a par ailleurs estimé que la fusillade n'avait pas été un "acte prémédité".
Funérailles solennelles à Madrid
Des funérailles solennelles de Raul Centeno, 24 ans, ont été organisées dimanche à Madrid. Son compagnon Fernando Trapero, 23 ans, touché à la tête, se trouve actuellement dans "un état clinique apparent de mort cérébrale" dans un hôpital de Bayonne.
Les membres présumés de l'ETA impliqués dans la fusillade étaient apparemment deux hommes et une femme. Ils sont toujours introuvables (lire notre article). Ils se sont enfuis vers le nord à bord d'un véhicule avant de prendre brièvement en otage une femme, libérée à une quinzaine de kilomètres de Bordeaux. "Ces individus sont organisés, ils disposent de planques, de matériel, dans tout le quart Sud-Ouest de la France. Ils ont tout ce qu'il faut pour durer dans le temps", a estimé dimanche la gendarmerie. En Espagne, où ce nouvel attentat a été unanimement dénoncé, les partis politiques ont déjà appelé à manifester mardi à Madrid (lire notre article).
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





