Quatre hélicoptères ont été envoyés sur la zone du naufrage © DR![]() |
| Le rescapé raconte |
Michel Barnier s'est rendu ce mardi à Erquy, port d'attache du chalutier La P'tite Julie qui a fait naufrage lundi, pour exprimer son "émotion" et sa "solidarité aux marins pêcheurs et à leurs familles". Deux marins ont été retrouvés morts, un autre a été sauvé, et on est toujours sans nouvelle de quatre autres après le naufrage de ce navire au large des côtes du Finistère, selon la Préfecture maritime de l'Atlantique. Les recherches ont repris mardi matin et d'importants moyens sont de nouveau en mer, dont un hélicoptère super-frelon de la base de Lanvéoc-Poulmic, et en mer l'Argonaute, bâtiment affrété par la Marine nationale. Sept bateaux de pêche participent également aux recherches.
Le chalutier de 24 mètres avait quitté Erquy dimanche vers 16h30 avec sept marins à bord, trois Portugais et quatre Français. II faisait route vers son lieu de pêche quand il a lancé un appel de détresse lundi vers 5 h, alors qu'il se trouvait à une cinquantaine de km au large du phare de l'île Vierge. Selon les premiers éléments de l'enquête, il a ensuite coulé très rapidement.
L'hypothèse d'une collision peu probable mais pas exclue
Les marins-pêcheurs, qui travaillent deux semaines d'affilée à bord, venaient, selon la mairie, d'embarquer sur le chalutier. Cette "fraîcheur" de l'équipage amène certains marins à écarter l'hypothèse d'un défaut de veille dû à la fatigue, un problème souvent évoqué en mer. La météo n'était certes pas au beau fixe dans la nuit de dimanche à lundi, avec des creux de quatre à cinq mètres. Mais elle n'aurait pas dû poser problème au chalutier. Et La P'tite Julie était "passée au contrôle avant les fêtes", ajoute-t-on au siège de l'armement Porcher, à Saint-Alban, à quelques kilomètres d'Erquy. Tous les scénarios sont donc évoqués sans qu'aucun ne soit privilégié : collision avec un autre navire, choc avec un tronc d'arbre ou une roche, problème technique, etc. La préfecture maritime de l'Atlantique, comme le parquet de Saint-Brieuc, chargé de l'enquête judiciaire, écartent cependant a priori l'hypothèse d'une collision.
Alors que le village est sous le choc, dans un communiqué diffusé avant sa venue ce mardi, le ministre de la Pêche souligne que "cette réalité humaine et professionnelle justifie la solidarité nationale qui va s'exprimer dans le plan pour une pêche durable, que le gouvernement présentera avant la fin du mois de janvier, conformément aux engagements du président de la République au Guilvinec", début novembre. Selon Michel Barnier "ce plan comprendra (...) un volet important pour renforcer la sécurité des navires avec notamment l'obligation d'une balise AIS (système automatique d'indentification) pour les navires de pêche de plus de 15 mètres, et de chaque marin pêcheur avec l'équipement d'une balise de positionnement individuel".
D'après agence
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