Corse: l'un des organisateurs de la manif déplore les incidents

le 15 janvier 2008 à 10h55 , mis à jour le 15 janvier 2008 à 11h11

Le comité anti-répression a déploré lundi soir les incidents survenus samedi à Ajaccio, les mettant sur le compte de l'exaspération.

Incendie à l'Assemblée territoriale de Corse à AjaccioIncendie à l'Assemblée territoriale de Corse à Ajaccio © TF1/LCI

Trois jours après l'incendie des bureaux de la présidence de l'Assemblée de Corse, le comité anti-répression (CAR), l'un des principaux organisateurs de la manifestation, s'est exprimé sur les incidents. Le porte-parole du CAR, Jean-Philippe Antolini, a déclaré que son organisation déplorait "les incidents survenus samedi mais il faut savoir que pour voir leur proches quelques dizaines de minutes au parloir, les familles des détenus corses doivent parfois faire jusqu'à une journée de déplacement".
 
"Depuis 2003, on se moque des familles des détenus, de leur souffrance morale et de leur détresse psychologique", a-t-il ajouté, en mettant sur le compte de l'exaspération, l'incendie du bureau du président UMP du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale corse, Ange Santini. Jean-Philippe Antolini a indiqué que "dans un souci d'apaisement", le CAR propose l'organisation d'un référendum, "une consultation d'initiative populaire", où serait posée la question suivante : "Etes vous favorable au rapprochement en Corse des prisonniers politiques corses". "Sur une soixantaine de détenus politiques corses, seulement quatre, en fin de peine, sont incarcérés à Borgo, en Corse", a-t-il déploré, qualifiant ces rapprochements de "médiatiques".
 
Il a également accusé "l'Assemblée de Corse de ne pas avoir tenu son rôle, pas plus que les quatre députés corses qui s'étaient engagés, il y a sept mois, à se battre sur le retour en Corse des prisonniers politiques". Le Premier ministre François Fillon a qualifié lundi à Ajaccio l'incendie à l'Assemblée de Corse, qui n'a pas été revendiqué, d'"acte de délinquance inqualifiable et inexcusable commis par ceux qui perdent les élections".

(D'après agence)

le 15 janvier 2008 à 10:55
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3 Commentaires

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  • Mike, le 15/01/2008 à 13h34

    Laprison ce n'est pas comme les vacances on ne choisit pas sa destiantion....il faut reflechir avant d agir en CRIMINELS.

  • Bean, le 15/01/2008 à 11h58

    Ok pour le rapprochement des prisonniers politiques corse: de toute façon il n'y en a pas. Tous les condamnés relèvent du droit commun. Quant à la souffrance de leur famille, les criminels devraient y penser avant d'accomplir leurs actes, pas après.

  • Nico, le 15/01/2008 à 11h51

    "Prisonniers politiques".... tant qu'on entendra ce genre de discours, quelle crédibilité auront ces gens ?

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