Un enfant de sept ans, tombé samedi dans une rivière à Saint-Paul-de-Loubressac, dans le Lot, est décédé à 17 heures 40 à l'hôpital de Montauban, ont indiqué les pompiers. Son frère de quatre ans, qui jouait avec lui lorsque le père préparait leur déjeuner, était toujours porté disparu dimanche matin.
Une vingtaine de pompiers, dont dix plongeurs, et une douzaine de gendarmes ont repris dimanche matin les recherches, interrompues samedi soir dans la petite rivière Lemboulas, séparant les départements du Lot et du Tarn-et-Garonne, proche du domicile du père. "L'espoir est mince pour retrouver un enfant de quatre ans", a estimé le major Thierry Charmeton du service départemental et d'incendie du Lot, en raison de la température de la nuit proche de zéro. Les recherches ont redémarré à l'endroit où l'enfant de sept ans a été secouru. Mais la présence de nombreuses branches dans la rivière, profonde de 1,50m à 3m, rendaient difficiles le travail des plongeurs. Le dispositif mis en place dans la nuit de samedi à dimanche, une cellule composée de gendarmes et d'un poste de commandement des pompiers, "n'a rien donné", ont précisé les secours, notamment les filets placés à divers endroits de la rivière.
Hypothermie
Les deux enfants auraient échappé samedi en début d'après-midi à la vigilance du père, occupé à préparer le repas à l'intérieur de la maison. S'inquiètant de ne pas les voir revenir pour déjeuner, il serait sorti avant de se précipiter vers la rivière en contrebas. Lorsqu'il a aperçu dans l'eau la balle de tennis que son fils avait pour habitude d'attacher à sa ceinture, le père, maître-nageur, aurait aussitôt plongé et sorti l'enfant. "Je l'ai vu arriver paniqué et tout dégoulinant. Il m'a demandé d'appeler au secours en me disant qu'un de ses enfants s'était noyé", a déclaré un voisin, qui a requis l'anonymat.
Le père avait pu sortir son fils aîné de l'eau mais l'enfant est décédé à l'hôpital où il avait été transporté par hélicoptère en état d'hypothermie avancée et victime d'un arrêt cardio-respiratoire. Les deux frères, qui passaient la fin de semaine chez leur papa vivaient à une quinzaine de kilomètres au domicile de leur mère à Castelnau-Montratier où ils étaient scolarisés.
La veille, 65 gendarmes et pompiers des deux départements avaient été mobilisés, en particulier des plongeurs, des maîtres-chiens, des équipes de secourisme et une infirmière. Un hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie de Toulouse avait effectué des recherches jusqu'au crépuscule.
(D'après agence)








