Enquête sous-marine sur l'épave de la "P'tite Julie"

le 10 janvier 2008 à 10h54 , mis à jour le 10 janvier 2008 à 13h07

Alors que Nicolas Sarkozy doit rencontrer vendredi les proches des marins dont les corps ont été retrouvés, l'épave doit être inspectée par 80 m de fond.

Naufrage chalutier Petite Julie FinistèreQuatre hélicoptères ont été envoyés sur la zone du naufrage © DR

Alors que les obsèques des deux marins français de la P'tite Julie dont les corps ont été retrouvés ont lieu samedi à Pléneuf-Val André, ville côtière proche d'Erquy, le port d'attache du chalutier naufragé, Nicolas Sarkozy se rend ce vendredi dans les Côtes-d'Armor pour rencontrer les familles des victimes. Il ira déposer une gerbe à la chapelle du petit port voisin de Dahouët, où un registre de condoléances a été ouvert. Sa visite devrait être "très rapide", selon la préfecture. Quatre autres marins - deux Portugais et deux Français - sont toujours portés disparus après le naufrage intervenu lundi matin et dont n'a réchappé qu'un seul marin portugais.

La cause du naufrage reste encore inconnue et il faudra inspecter la coque du navire, qui gît par 80 m de fond, pour essayer de déterminer les circonstances du drame. Le chasseur de mines l'Eridan a quitté jeudi matin la base militaire de Brest et devrait rejoindre la zone du naufrage vers 18 heures afin d'inspecter l'épave du chalutier. Le robot sous-marin qui sera mis en oeuvre (un "poisson auto-propulsé", ou "PAP" dans le jargon de la marine) ne peut toutefois évoluer efficacement qu'avec une météo et des courants favorables. 

Un naufrage éclair et peu d'indices

Si le bilan est si lourd, c'est notamment que les marins "n'ont pas eu accès aux caissons qui contenaient les vêtements de survie, ni aux canots" car ceux-ci étaient placés à l'avant du navire qui a coulé en premier, a expliqué Bertrand Hudault, porte-parole de la préfecture maritime. La plupart des membres d'équipage "dormaient" au moment où l'alerte a été déclenchée, selon le président du Comité régional de pêche, André Le Berre.

Outre le témoignage du seul rescapé, expliquant que le naufrage avait été très rapide, les enquêteurs comptent également interroger d'autres navires qui étaient sur zone au moment où le chalutier a coulé. Selon André Le Berre, La P'tite Julie a en effet eu le temps d'établir "des contacts radio VHF avec d'autres bateaux sur zone" après avoir alerté le CROSS Corsen. En attendant, les interrogations sont nombreuses sur le naufrage de ce bateau de 24 mètres. Avec vingt noeuds de vent (moins de 40 km/h), des creux de quatre à cinq mètres, les conditions de navigation restent courantes en cette saison pour des marins expérimentés à la barre d'un tel chalutier.

D'après agence 

le 10 janvier 2008 à 10:54
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