Les obsèques de deux des marins de la P'tite Julie © TF1/LCIIls étaient plusieurs centaines ce samedi matin, dont de nombreux pêcheurs, à assister à Pléneuf-Val-André, dans les Côtes d'Armor, aux obsèques de deux des six marins décédés dans le naufrage du chalutier La P'tite Julie. Quatre marins français et deux portugais ont trouvé la mort dans ce naufrage lundi à une cinquantaine de kilomètres au large de l'Ile Vierge, au nord du Finistère. Les corps de quatre d'entre-eux n'ont toujours pas été retrouvés. Seul un marin portugais a pu être sauvé après cet accident encore inexpliqué.
Massées à l'intérieur de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul et sur son parvis, ils ont rendu un dernier hommage à Bruno Lesage, 38 ans, et Christophe Toanen, 33 ans, qui laissent à eux deux huit enfants. Le parvis de l'église était couvert de plusieurs centaines de couronnes envoyées par des pêcheurs et des armements français et étrangers. Ce sont des collègues de l'armement Porcher auquel appartenait La P'tite Julie qui ont transporté dans l'église les cercueils des deux victimes.
Au cours de la cérémonie, Jean Porcher, fondateur de l'armement portant son nom, a remercié toutes les personnes qui ont exprimé leur solidarité et participé au sauvetage, ainsi que le président de la République Nicolas Sarkozy et le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier, qui ont rencontré vendredi les familles des victimes du naufrage du chalutier lors d'une brève visite dans les Côtes-d'Armor.
| Les investigations sur l'épave de nouveau interrompues |
Le chasseur de mines Eridan a quitté samedi après-midi la zone du naufrage de La P'tite Julie au large du Finistère nord où les conditions météo ne permettaient pas d'inspecter l'épave, pour rentrer à Brest où il devait arriver dans la soirée. L'Eridan avait quitté samedi matin Roscoff (Finistère) pour rejoindre le lieu du naufrage, à une cinquantaine de kms au nord de l'Ile Vierge, dans l'espoir d'une "fenêtre" météorologique favorable attendue en début d'après-midi. Mais parvenu sur zone, l'équipage a constaté que les conditions ne permettaient pas le lancement du robot sous-marin qui devait inspecter l'épave du chalutier gisant par 80 mètres de fond. |
(D'après agence)
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