Les CRS du Palais de justice d'Ajaccio échappent à un mitraillage

le 19 février 2008 à 23h04 , mis à jour le 20 février 2008 à 14h08

Un ou plusieurs inconnus en voiture ont tiré mardi soir à vingt reprises contre le Palais de Justice.

Le Palais de Justice d'Ajaccio, mitraillé le 19 février 2008Le Palais de Justice d'Ajaccio, mitraillé le 19 février 2008 © LCI

L'attaque a eu lieu mardi soir aux alentours de 21h30 : un ou plusieurs inconnus ont mitraillé le Palais de Justice d'Ajaccio, à bord d'une voiture. Par miracle, il n'y a eu aucun blessé. Au total, vingt balles ont été retrouvées sur les lieux : deux projectiles se sont logés dans un véhicule de CRS stationné  près du poste de garde, sur l'esplanade du tribunal, une balle perdue a été retrouvée dans un appartement, à plusieurs centaines de mètres du bâtiment et un éclat s'est logé dans le portefeuille d'un des CRS présents. L'arme utilisée est vraisemblablement un pistolet-mitrailleur, une arme dont  le chargeur peut contenir jusqu'à 32 cartouches.

L'exploitation des caméras vidéo est en cours. Elle devrait donner des  indications sur le nombre de personnes présentes dans la voiture. Toute la nuit, un périmètre de sécurité avait été mis en place. Sur la route  bordant le tribunal, des techniciens de la police judiciaire, masques de chirurgiens sur le visage, ont procédé à des relevés d'indices. La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et a confié l'enquête à la police judiciaire d'Ajaccio et à la sous-direction anti-terrorisme. Une enquête en flagrance pourrait être ouverte pour "tentative d'assassinat sur agent de la force publique".  Le mitraillage n'a lui pas encore été revendiqué.

La garde des Sceaux Rachida Dati a condamné "avec la plus grande fermeté" ce mitraillage, faisant "part de sa détermination à ce que les auteurs de ces actes, qui s'attaquent aux symboles de la République et mettent en danger la vie de nos concitoyens, soient rapidement  identifiés et interpellés pour en répondre devant la justice".  La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a elle qualifié le mitraillage de "tentative d'assassinat". "On ne peut pas parler d'autre chose. C'est absolument scandaleux, c'est révoltant et c'est complètement stupide en plus", a-t-elle déclaré à la sortie du Conseil des ministres. 

Cible facile
 
Le Palais de Justice est actuellement logé dans des bâtiments préfabriqués installés en sortie de ville, en attendant la fin des travaux du véritable palais, situé dans le centre de la ville. Sa situation en bordure d'une large voie de dégagement, permettant aux  tireurs de prendre la fuite sans encombre, en a fait une cible visée à maintes reprises. En novembre dernier, il avait été mitraillé sans faire de victime. Les balles, de fort calibre, avaient traversé de part en part des meubles et des bureaux, au premier étage des préfabriqués. En 2005, ces mêmes préfabriqués avaient été entièrement détruits à  l'explosif alors qu'ils venaient juste d'être terminés.    
 
Depuis sa reconstruction, le tribunal provisoire a aussi fait l'objet de trois autres tentatives d'attentats. A trois reprises des inconnus sont parvenus à déjouer la surveillance  policière et à déposer des charges explosives contre les bâtiments avant que,  finalement, la décision soit prise d'ajouter un faisceau lumineux relié à une  alarme aux grillages et à la barrière qui les protègent. Le Palais de Justice en cours de rénovation n'échappe pas pour autant aux  tireurs : dans la nuit du 12 au 13 janvier 2008, il a lui aussi été la cible d'un  mitraillage à l'arme automatique qui n'a pas fait de blessé.

Tentative de meurtre à Porto Vecchio

Un artisan ferronnier de Porto Vecchio a été grièvement blessé mardi soir d'un ou plusieurs tirs de  chevrotine. Grièvement blessé à la tête, la victime, dont l'identité n'a pas été communiquée, a été conduite dans une clinique de Porto Vecchio puis hospitalisée  à Ajaccio en raison de la gravité de son état. "Le blessé, dont le pronostic vital est réservé, est tombé dans un guet  apens en début de soirée et a été blessé à la tête à travers la vitre de sa voiture stationnée à l'entrée de la ville", a indiqué le procureur de la  République d'Ajaccio. Selon lui, qui a chargé la gendarmerie de Porto Vecchio de l'enquête  en flagrance, cet artisan originaire du continent et installé depuis deux ans en  Corse pourrait avoir fait l'objet d'une tentative de racket.

D'après agence

le 19 février 2008 à 23:04
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36 Commentaires

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  • Robert, le 20/02/2008 à 17h33

    Vivement qu'ils soient INDEPENDANTS

  • Max, le 20/02/2008 à 16h30

    Que font les vrais Corses pour se débarrasser de ses courageux qui travaillent toujours dans l'ombre? Bien sur il est plus facile de dire que c'est la faute à Sarko et aux autorités qui ne font rien. Que l'on ne me dise pas que personne ne connait l'identité de ces tristes individus.L'omerta ce n'est rien q'un alibi pour laisser volontairement la situation en l'état.Courageux les Corses? J'en doute.

  • ZRR_, le 20/02/2008 à 15h55

    Je suis corse, j'en suis fier et je rappelle à tous ceux qui font les gorges chaudes qu'il n'y a eu aucune victime. pendant ce temps là, Colonna est en prison avec aucune charge contre lui...

  • Jean Christophe, le 20/02/2008 à 14h15

    Dans 3 mois il y'aura une descente de Police un contingent d'un millier d'hommes fera irruption avec les journalistes et il y'aura des dizaines d'interpellations .........ha ben non je suis bête !! j'avais pas vu que c'était une histoire Corse !! donc non finalement il n'y aura rien sauf que les metropolitains paieront la casse.

  • Thomas, le 20/02/2008 à 13h43

    Le problème n'est pas ce que N.Sarkosy fait ou ne fait pas, le problème est que en Corse, tout le monde sait pertinemment qui commet tous ces attentats, mais que personne ne veut rien dire au nom de la sacro-saint loi du silence. Tant que ce folklore durera, il sera impossible à la police d'être eficace

  • PEDRO, le 20/02/2008 à 13h36

    Et le PS là il dit quoi? Il 'est pas outré et ne demande pas une enquete? Ah bah non, y a pas de quoi salir sarko c'est pas utile. on prefere souternir la racaille et craché sur les policiers.

  • Al, le 20/02/2008 à 13h26

    Et si on rendait la corse aux genois ?

  • Christian, le 20/02/2008 à 13h06

    Mes chers compatriotes, avec la Corse c'est comme avec tout le reste, nous sommes manipulés. Que croyez-vous, que nous avons les services de renseignement les plus nuls du monde? ça fait une éternité que tous ces malfrats sont connus de tous et qu'on les laisse faire en toute impunité.(la police et la gendarmerie doivent éviter d'intervenir et rester en caserne à se faire tirer dessus). Alors s'il vous plait ASSEZ.

  • Michel, le 20/02/2008 à 12h52

    Vous êtes en France. C'est normal.

  • Gorgio Fils maudit, le 20/02/2008 à 12h43

    Tout à fait d'accord avec Marie de Beaumont : Donnons leur l'indépendance et voyons combien de temps vont survivre ces "courageux" qui n'ont d'hommes que le nom!

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