Un écolier de 9 ans interpellé

Par D.H. (avec agence), le 22 février 2008 à 21h04 , mis à jour le 22 février 2008 à 21h37

La mère d'une de ses camarades de classe avait déposé plainte au commissariat pour des coups que la fillette aurait reçus pendant un cours d'informatique.

école écolier élève maternelle collège primaire © TF1-LCI

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Un enfant de 9 ans interpellé dans sa classe

C'est une nouvelle affaire de coups à l'école. Cette fois, ce n'est pas un professeur qui a été interpellé, mais un enfant. Et elle sème le trouble. Un écolier âgé de 9 ans a été interpellé le 12 février dans une école parisienne, a indiqué vendredi la préfecture de police. La mère d'une de ses camarades de classe avait déposé plainte au commissariat pour plusieurs coups que la fillette aurait reçus par lui en cours d'informatique.

Une plainte qu'elle a, depuis, retirée. Mais l'enfant a été interrogé durant 4 heures (en présence de sa mère). Ce qui sème le trouble chez certains parents. Aucun mot n'a été mis sur son carnet de correspondance, affirme-t-on.

De l'intrusion de la police en milieu scolaire

Et le Snuipp-FSU (majoritaire chez les enseignants du primaire) a dénoncé "l'intrusion de la police", estimant que "les altercations entre élèves relèvent de l'équipe éducative" et déplorant que l'élève accusé ait été "retenu plusieurs heures au commissariat". Selon des avocats, cette audition n'est pas légale, l'enfant étant âgé de moins de 10 ans. La préfecture affirme avoir agi dans le cadre de la protection de l'enfance, avançant ses antécédents : ce ne serait pas la première fois qu'il porte des coups à des camarades.

Selon elle, "dans le cadre des relations avec les établissements scolaires il est fréquent que les policiers se déplacent pour prendre contact avec les responsables d'établissement et le cas échéant avec des élèves impliqués dans des violences scolaires selon la gravité des faits".

"Ecchymoses visibles"

Il y a 10 jours, un mardi, à la pause de midi, la mère se présente avec sa fille au commissariat central du XVIIIe arrondissement pour déposer plainte. Sa fille, en larmes, aurait été victime de coups violents portés par un élève de sa classe pendant un cours. Elle porte, des "ecchymoses visibles" et la maman indique que sa fille a déjà reçu des coups à plusieurs reprises, selon la préfecture, confirmant une information parue dans le Canard Enchaîné.

Les policiers, "au vu des témoignages de la petite fille et compte tenu de ces éléments qui dépassaient les cas de violence ordinaire d'une cour d'école", décident de se rendre à l'école "pour faire le point avec les responsables et l'enfant impliqué". Ils prennent contact avec le directeur, qui les met en relation avec l'assistante de vie scolaire puis rencontrent l'élève dans le bureau du directeur, l'assistante confirmant les coups portés. Accompagné de l'assistante, l'enfant est emmené au service de l'accueil, de la recherche et de l'investigation judiciaire (Sarij) de l'arrondissement, où les différentes personnes impliquées sont auditionnées avant de quitter les lieux vers 16h après que le parquet des mineurs eut été avisé.

Par D.H. (avec agence) le 22 février 2008 à 21:04
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23 Commentaires

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  • Fournier, le 24/02/2008 à 09h07

    En primaire aujourd'hui , les mêmes mots et les mêmes gestes sont employés comme dans les collèges et lycées , tant entre les gosses que des gosses vers les enseignants et des parents et grands frères et soeurs vers les enseignants ! Il faut rééduquer les parents et les mettre en face de leurs responsabilités une bonne fois pour toutes avec sanctions et "remise à niveau" . J'ai une amie directrice de "maternelle" qui a arreté son job par ras-le-bol , voyant le phénomène arriver chez les petits entre 3 et 6 ans !

  • D.L., le 24/02/2008 à 08h01

    Mon neveu de 14 ans qui est handicapé, (une nécrose au cerveau suite à un accouchement difficile) en a eu marre de se faire insulter par ses copains d?école ; Gogol, attardé, fou, pd, bref, toute la panoplie. Il s?est plaint plusieurs fois au directeur et a celui qui l?encadrait, ils n?ont pas jugé utile d?intervenir. Une histoire de gamin ! Résultat le gamin un jour pas fait comme les autres, ?? a pété les plombs?? Il était devenu la bête noire de quelques-uns uns. Et chaque matin il angoissait à l'idée d'aller au collège, et pour cause! Dés qu?il y avait un problème c?était pour lui ; accusé même de dégradation des locaux sanitaires (Preuve à l?appui qu?il n?y était pour rien,) Bref, le ??copain?? principal fourvoyeur d?insultes et autres compliments a fait les frais de ce harcèlement continuel, Bagarre, quelques bleus de part et d?autre, et plainte déposée de la maman du chérubin innocent( pauvre chéri !) Ma belle s?ur, au retour de son gamin amoché lui aussi, n?a pas eu le réflexe, lui a t-on dit expliqué, de déposer une main courante. C?est vrai que le neveu n?aurait pas du boxer ; la violence, appelle la violence. Ces quelques bobos sans gravité ont tout de même amenés ma belle s?ur et son gamin devant un magistrat qui après l?avoir bien engueulé, s?est rendu compte à la fin du sermon que le môme était handicapé. Heureusement qu?elle avait à ses côtés un avocat. ! Il y a eu du stress , de l?angoisse., des frais engagés, pourquoi ? Le neveu a enfin pris conscience de son acte.( il a fallut en plus le remettre au calmant) Handicapé dans un collège ??normal ?? dans une cellule pour jeunes en difficultés comme lui, pour mieux l?inséré dans la vie de tous les jours.. Alors on fait quoi, on continue de le harceler, de se foutre de son handicap, on attend un deuxième pétage de plombs plus grave encore. On le drogue ? A vous de juger !!

  • Frank, le 24/02/2008 à 02h12

    Je lis les réactions des uns et des autres et je trouve que bien souvent elles sont disproportionnées. En effet, l'enfant n'a vraisemblablement pas été interpelé et mis en garde-à-vue mais entendu. C'est une nuance qui est de taille... de plus en présence d'un parent. C'est une solution qui avec l'accord du parquet n'est pas illégal dans un délai maximal de 4 heures. Imaginez-vous être le policier qui recueille ce type de plainte. L'infraction est constituée et pourtant les protagonistes sont de très jeunes mineurs, c'est délicat et sensible. Je pense que la solution adoptée était bonne et ne méritait sans doute pas cette médiatisation avec aucune explication de fonds. Au lieu de réagir à chaud et de crier au scandale, il vaut mieux ouvrir un Code de procédure pénale et se mettre à la place des victimes qui attendent légitimement une réaction des forces de l'ordre.

  • Carisa, le 23/02/2008 à 10h46

    Il y a quelques annees quand des gamins se battaient on allait soit voir les parents soit voir l'instit aujourd'hui,c'est la police pour un oui pour un non

  • Francoise, le 23/02/2008 à 10h10

    Le plus inquiétant est que les enseignants ne puissent empecher ces violences extremes et que les enfants ne soient plus en sécurité à l'école.faudra-t-il que des parents refusent d'envoyer leurs enfants à l'école(sorte de droit de retrait pour les enfants en danger) pour que des enfants violents etdangereux soient définitivement exclus?et enfin les ensegnants ne pouvant pas se défendre eux-meme comment pourraient-ils défendre les élèves? à moins de mettre en jeu leur carrière . mais seront-ils défendus par les parents? pas sur!

  • TAITAI OU, le 23/02/2008 à 10h04

    Le corps enseignant est offusqué. Mais pourquoi n'a-t-il pas anticipé ? Il devait être au courant de ces violences sur son propre site(j'ose espérer!). Pourquoi le(s) surveillant où instituteur n'a t il pas avisé en temps et heure l'équipe éducative. Là est la question.

  • OCEANE, le 23/02/2008 à 09h57

    Je ne veux pas juger, mais je suis particulièrement choquée par cette intervention de la police. La maîtresse d'école aurait laissé le petit garçon porter des coups sans rien dire ? Un interrogatoire de 4h à la police !!! Quel traumatisme pour un enfant de cet âge. Personnellement j'ai été victime de menaces de mort... Mon ex conjoint a été entendu pendant... Hum... 15 mn... Cela devient du grand n'importe quoi !

  • Catherine, le 23/02/2008 à 09h47

    Ou va t'on ; les policiers ne pouvaient appliquer la procédure légale ; l'enfant était dangereux à ce point ; donc la loi Dati va s'appliquer à lui...C'est vraiment du n'importe quoi, un enfant de 9ans mis en garde à vue du fait de sa dangérosité potentiel...C'EST DU N'IMPORTE QUOI!!!! il faut que la mère de cet enfant sache que les policiers étaient en illégalité totale... il faut ke notre omniprésident demande tout de suite à la cour de cassation de voir comment appliquer une garde à vue pour un enfant de 9ans et ainsi il ne pourrait avoir aucun recours. Je suis écoeurée, j'imagine mon gosse dans cette situation, je fais un tel scandale ke je me retrouve à Fleury Mérogis.

  • Jeanine, le 23/02/2008 à 09h37

    Si les parents démissionnent, il n'y a pas de raison que la police n'intervienne pas. Encore une fois c'est aux parents d'enseigner le comportement envers d'autres personnes... apparemment, cet enfant n'a rien compris ou rien appris

  • René, le 23/02/2008 à 09h37

    Je comprends les parents de l'enfant qui a été frappé. J'ai rencontré le même problème avec mon petit fils de 10 ans, et devant l'INCOMPREHENSION du directeur "vivant dans sa bulle" et disant n'être pas au courant de ce qui se passe dans son établissement, deux solutions : porté plainte ou changer d'école, malheureusement la deuxième solution a été envisagée. Quand, les enseignements bougeront pour soulever ces problèmes de délinquances et de violences au lieu de parler de salaires ?

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