Un inspecteur d'académie accusé d'avoir giflé un parent

le 06 février 2008 à 06h58 , mis à jour le 06 février 2008 à 13h02

Il se serait emporté alors que deux délégués venaient demander des explications sur un projet de regroupement d'écoles. Un délégué a porté plainte.

Ecole education primaire élève tableau classe leçon © TF1

Il y a des claques qui se perdent à l'école. Cette fois, c'est un parent qui aurait été giflé par un représentant de l'Education nationale. Un délégué de parents d'élèves d'Evreux a porté plainte contre l'inspecteur d'académie de l'Eure, affirmant que ce dernier l'avait giflé.
 
La scène se serait déroulée lundi matin. Deux délégués indépendants d'écoles situées dans le quartier Saint-Michel se rendent à l'inspection académique. Les deux élus souhaitent obtenir des explications concernant un projet de regroupement de deux écoles primaires dont les parents avaient eu vent.
 
Les secrétaires leurs proposent un rendez-vous fin mars. Eux insistent pour être reçus rapidement par l'inspecteur d'académie. Ils ont finalement pu rencontrer brièvement l'inspecteur d'académie qui se serait emporté, les aurait insultés et aurait giflé l'un d'entre eux, affirment les parents dans leur plainte, dont un correspondant de l'AFP a obtenu copie.

Fillon "soutient" l'enseignant qui avait giflé un élève
 
L'inspecteur d'académie aurait ensuite présenté ses excuses. Interrogé par l'AFP, le rectorat de l'Académie de Rouen dont dépend l'inspection académique de l'Eure ne souhaitait pas s'exprimer mardi soir.

Par ailleurs, le Premier ministre François Fillon a manifesté mercredi sur RMC et BFM-TV son "soutien" à l'enseignant qui avait giflé un élève irrespectueux, se disant "choqué" que le professeur ait été gardé à vue. "Il n'est pas acceptable qu'un élève traite un enseignant de connard, c'est une faute qui mériterait, semble-t-il, une sanction plus sérieuse que celle qui a été prise (3 jours de suspension, ndlr), et donc oui, je soutiens cet enseignant", a-t-il dit. Interrogé sur les 48 heures de garde à vue infligées à l'enseignant, le chef du gouvernement a déclaré ne pas avoir "de jugement à porter sur la justice", ajoutant aussitôt: "Mais franchement, en tant que citoyen et en tant que parent d'élève, oui ça me choque".

Plainte d'un élève contre un professeur pour violence présumée

Un lycéen de Mirecourt (Vosges) a porté plainte le 28 janvier contre un professeur pour violences et menaces, des faits qui se seraient produits lors d'une altercation en classe, selon une source policière. La plainte, déposée par l'élève et ses parents, concerne une dispute survenue le 24 janvier durant un cours, selon le parquet d'Epinal. "L'élève n'aurait peut-être pas dû dire ce qu'il a dit. Le professeur a peut-être réagi trop fort", a estimé le rectorat de Nancy-Metz. Selon le quotidien L'Est républicain, qui a révélé l'affaire mercredi, l'élève de 15 ans du lycée Jean-Baptiste Vuillaume a admis avoir répondu à une "vanne" de l'enseignant en lui disant "comme ta mère". Après un échange d'insultes, le professeur aurait pris le lycéen scolarisé en première année de BEP "par les cheveux", puis il lui aurait "attrapé la gorge" et "collé la tête sur le radiateur", selon un autre élève cité par le journal. Un rendez-vous s'est déroulé quelques jours après les faits entre les plaignants et l'enseignant, à l'initiative du proviseur du lycée. "Les uns et les autres ont présenté leurs excuses. L'élève est retourné en classe", a communiqué le rectorat de Nancy-Metz.

(D'après agences)

le 06 février 2008 à 06:58
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14 Commentaires

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  • Lea, le 24/07/2009 à 21h21

    Certains élèves sont mal élevés parce que les parents ne les ont pas "éduqué" ou sont eux mêmes très limites! faut-il donner raison à ce père venu soutenir le manque d'éducation de son fils ?

  • Martin, le 06/02/2008 à 15h59

    Poulette de Nice a parfaitement raison. Un premier ministre qui soutient un professeur du bout de ses lèvres tremblantes devrait aller apprendre à enseigner la morale et la discipline. C'est d'autant plus nul que c'est tardif et sans réelle conviction.

  • Alain, le 06/02/2008 à 13h55

    Quand un parent d'élève baffe un prof, ça se termine par de la prison ferme. Au nom de l'équité, même sanction pour l'inspecteur !

  • Philippe, le 06/02/2008 à 13h07

    Le soutien de Fillon est justifié mais ce ne sont que des mots. Les maux sont pour le prof...

  • Sablé, le 06/02/2008 à 11h38

    Les gifles ne partent pas toutes seules sans provocation . Donc ... Laissez donc de coté cette rubrique de tout petit intérêt .

  • Bean, le 06/02/2008 à 11h16

    Les profs commencent par répondre à la violence verbale par la violence physique, les inspecteurs d'académie emboîtent le pas... et après on s'étonne que les jeunes sont violents? Quand on voit l'exemple de ceux qui sont sensés les intruire! Et le ministre qui soutient la violence à l'école! Les gifleurs à tout va n'ont rien à faire dans l'Education Nationale.

  • DANIEL, le 06/02/2008 à 10h57

    Pour des RDV à venir , prendre des gardes du Corps, un huissier, caméra.

  • Jules, le 06/02/2008 à 09h08

    Laisse béton.

  • Alex, le 06/02/2008 à 09h03

    Beaucoup d'inspecteurs ne sont pas à la hauteur, mais donnent des leçons aux "petits profs". Beaucoup de chefs d'établissement ne sont pas à la hauteur mais donnent des leçons aux "petits profs". Mais ce sont bien les "petits profs" qui sont en première ligne au quotidien. Marre de cette hiérarchie incompétente ! Signé : un "petit prof"...

  • Tom, le 06/02/2008 à 09h00

    Vous comptez faire un article a chaque fois qu'une baffe est donnée en france ? bon courage...

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