Intervention d'un millier de policiers à Villiers-le-Bel (18 février 2008) © TF1/LCILes informations filtrent sur le profil des interpellés visés par l'opération de police qui a mobilisé un millier de policier à Villiers-le-Bel. Il s'agissait de traquer les auteurs de violences contre des policiers et notamment les responsables de tirs qui avaient blessé une centaine de membres des forces de l'ordre. Selon le site du Point, sur les 37 arrêtés, tous sont connus des services de police, et certains auraient des casiers judiciaires des plus chargés - le parfait profil du caïd, plus que celui de l'émeutier...
Pour les identifier, la police a eu recours à des informateurs, contre rétribution. Citée par Le Figaro, Michèle Alliot-Marie a d'ailleurs confirmé le paiement de primes à ces témoins et indicateurs. La ministre s'est par ailleurs efforcée de désarmorcer la polémique sur la médiatisation de l'opération de police. "Lorsque mon directeur de cabinet (Michel Delpuech, ndlr) m'a informée dimanche vers 22 heures que la presse était au courant et que les journalistes seraient sur place, j'étais mécontente", a-t-elle confié mardi à quelques journalistes conviés Place Beauvau. Au point que "je me suis demandée si je n'allais pas faire annuler" l'opération.
D'où venaient les fuites ? MAM a son idée...
Michèle Alliot-Marie dément ainsi implicitement les accusations de Ségolène Royal et de François Bayrou, qui avaient reproché à la ministre et au gouvernement d'avoir fait une opération médiatique à l'approche des municipales. Pour la ministre, ses détracteurs "essaient de créer une polémique et d'instiller le doute pour masquer la réalité de l'opération, qui s'est très bien déroulée". En outre, en laissant entendre que le gouvernement aurait voulu utiliser la presse pour faire valoir son action, "ils insultent les journalistes", a-t-elle estimé.
"Oui, il y a eu des fuites" dans la presse, a admis la ministre, mais "elles ne viennent pas du cabinet (qui) n'était pas au courant" à l'exception "de trois personnes", dont elle-même. Elle dit en vouloir aux auteurs de ces fuites : "je regrette qu'on ait ainsi fait prendre des risques aux policiers" qui devaient intervenir sur le terrain, entre autres "dans des cités où il peut y avoir des armes". Face à ce risque, également couru par "les journalistes eux-mêmes", la ministre a assuré que "si on avait voulu que les médias soient là, on aurait organisé" leur gestion.
Comme on lui demandait si elle avait fait diligenter une enquête sur l'origine des fuites, Michèle Alliot-Marie n'a pas souhaité répondre, mais a laissé entendre qu'elle en avait une certaine idée. "Nous, moi et mon directeur de cabinet, avons eu les syndicats de police" au téléphone, a-t-elle dit, ajoutant : "certains d'entre eux étaient sincères quand ils nous ont dit qu'ils regrettaient la présence des journalistes" sur les lieux.
D'après agence
| Premières remises en liberté |
Cinq personnes placées en garde à vue dans le cadre de la vaste opération de police menée lundi matin à Villiers-Le-Bel vont être remises en liberté mardi soir, ont annoncé la procureure de Pontoise et le chef de la police judiciaire de Versailles. "On a écarté complètement" ces cinq personnes "de toute participation aux tirs contre les forces de l'ordre au cours des soirées du 25 et 26 novembre", lors desquelles une centaine de fonctionnaires avaient été blessés à Villiers-Le-Bel, a précisé Jean Espitalier, chef de la police judiciaire de Versailles. |
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