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Villiers-le-Bel : le "secret de polichinelle" de la descente

le 18 février 2008 à 17h35, mis à jour le 19 février 2008 à 09:06

Plus de 1000 policiers mobilisés... et de nombreuses caméras présentes : l'opération de Villiers-le-Bel a-t-elle donné lieu à des "fuites organisées" ?

L'intervention policière à Villiers-le-Bel, le 18 février 2008L'intervention policière à Villiers-le-Bel, le 18 février 2008 © LCI

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Les images de l'opération policière

Ségolène Royal : "une façon d'influencer l'opinion"

Qui avait prévenu les journalistes présents lundi matin lors de l'opération policière de Villiers-le-Bel ? L'information était-elle venue d'une opportune "fuite organisée" du gouvernement ? Si elle a utilisé ce terme de "fuite", Michèle Alliot-Marie a démenti implicitement qu'elle ait pu provenir de son ministère ; devant des journalistes conviés pour l'occasion Place Beauvau, elle a d'ailleurs regretté "profondément que des fuites aient conduit à une médiatisation importante de cette opération, parce que cette médiatisation pouvait avoir des conséquences graves, nuire à (sa) bonne réalisation".

La "fuite" venait-elle alors d'un syndicat de police ? L'Unsa-police, premier syndicat du secteur, a également dénoncé la "surmédiatisation" de l'opération, mettant en avant "la sécurité des fonctionnaires intervenant pour faire leur travail". Sur la même ligne, Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-Officier de police, a fait valoir qu'une telle alerte "ne servirait pas nos collègues sur le terrain". Quant à la procureure de Pontoise, elle a souligné que l'importante médiatisation de l'opération n'était souhaitée ni par le parquet ni par les policiers agissant sur commissions rogatoires des juges d'instruction.

"Mon boulot, c'est de savoir ce qui se passe"

La suspicion est pourtant là. Croyant déceler une volonté gouvernementale d'instrumentaliser ce déploiement de force, Ségolène Royal et François Bayrou sont montés au créneau dès lundi matin, dénonçant "politique spectacle sécuritaire" et "mise en scène". Les journalistes, pour leur part, présents en masse dès le début de l'opération, affirment qu'ils s'y attendaient. Sans évoquer de SMS reçus de la part d'un quelconque syndicat de police, ou de "fuites organisées".

"Mon boulot, c'est de savoir ce qui se passe dans l'actualité policière. Parmi les gros dossiers, il y a Villiers-le-Bel, on sait qu'il faut surveiller", explique Alain Acco, journaliste en charge de la rubrique police à Europe 1. "On a donc appelé nos contacts, parmi la base. Quand il y a un millier de policiers mobilisés, évidemment il y a des fuites". Il assure ne pas avoir été "convié ou invité". Une journaliste d'une radio nationale affirme pour sa part avoir été avertie vendredi soir par l'une de ses sources dans la police.

"On sait depuis longtemps qu'une opération était prévue" à Villiers-le-Bel "car elle avait été reportée déjà deux fois" depuis fin 2007, explique de même Rémy Bellon, journaliste à l'AFP. "On essayait donc de savoir quand elle aurait lieu" et, "vu le nombre de policiers engagés, il était obligé que cela se sache. C'était un secret de polichinelle".

D'après agence

le 18 février 2008 à 17:35
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